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La moisson du ministre des PTT et sa bande des maffieux mise à nu

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Nombre de ministres du gouvernement Sassou ont pris, depuis belle lurette, sans honte, ni gêne, la sale habitude de chercher à distraire le peuple pour des cas avérés de gabegie, de pillage des ressources naturelles, de vol, de détournements de deniers publics, d’enrichissement illicite, etc, dont ils sont accusés.

Les magouilles qui éclaboussent actuellement le ministre Thierry Lézin Moungalla, des Postes et télécommunications, crèvent les yeux. Malgré la farouche volonté du ministre de chercher à se disculper de ces magouilles, qui ont pourtant éclaté au grand jour. Le Congo est un pays où le ridicule ne tue pas. Le bilan très médiocre du ministre des PTT est en deçà des attentes du peuple. Le nombre des projets de loi soumis en conseil des ministres, voire les décrets rendus publics en faveur de son département ministériel, peuvent se compter du bout des doigts, en sept ans d’exercice déjà. La politique du numérique, qui devait reposer sur une soi- disant cyber stratégie, n’a jamais vu le jour.

S’agissant du cadre juridique, le petit mérite du ministre Moungalla, qui a été en manque d’initiatives pendant sept ans, est celui d’avoir réussi, avec beaucoup de difficultés, à pondre la Loi 9/10/11 de 2009, votée sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, dans le cadre de l’initiative PPTE. La loi de 2009 a donné naissance à l’ARPCE, la DGPT et l’inspection des PTT. Malheureusement là aussi le bilan est plus que minable.

Tout le reste n’a été que de l’aventure. Pour preuve, en dehors de l’ARPCE qui jouit d’un management exemplaire et d’une indépendance financière, la DGPT et l’Inspection du secteur n’ont jamais fonctionné comme prévu. La DGPT qui n’a plus pratiquement son personnel, ainsi que l’Inspection, qui connaît des déboires depuis les fausses accusations contre l’AG du Congo Télécom (suspendu par le ministre Moungalla et rétabli par la présidence), sont inexistants. Aucun texte réglementaire ni aucune expertise technique ne sont sortis de ces structures directement rattachées au cabinet du ministre Moungalla.

La Direction des nouvelles technologies (DNT) n’a fait aboutir en sept ans aucun projet significatif pour le pays. L’absence de stratégie e-gouvernement a été un échec cuisant, en dépit des études produites par le projet CAB et le projet indien de Télémédecine, que le ministère a fait capoter, faute de n’avoir pas suivi la traçabilité du dédouanement matériel égaré pendant des années au port.

Les infrastructures n’ont été épargnées par la mauvaise gestion dont a fait montre ce ministère pendant les sept ans. Lancé depuis 2008, le projet PCN (Couverture Nationale en téléphonie) n’est toujours pas bouclé. Sept ans pour déployer un Backckbone national, c’est trop! Le ministère n’a aucune visibilité dans un dossier totalement piloté de façon opaque par Congo Télécom, ainsi que dans un total mépris des recommandations du ministère.

Le projet CAB vient de voir son coordonnateur Luc Missidimbazi remercié, sans justificatif. Alors que le projet venait juste d’être lancé après plusieurs difficultés, faisant tomber la seule activité structurante, soutenue par le cabinet au détriment des caprices financières du ministre. Le Congo ne dispose pas d’infrastructures numériques pour l’administration, faute de vision et de politique numérique. Aucune loi de stratégie numérique n’a été, en sept ans, proposée en conseil des ministres par le ministre Moungalla.

Les signes d’un échec cuisant sont pathétiques. Comment comprendre que dans un pays qui prône l’émergence, nombreux soient les ministres et les autres autorités politico-administratives qui utilisent des adresses électroniques en yahoo, gmail ou hotmail ? C’est la preuve d’un manque de gouvernance électronique. L’inexistence de textes pour la cyber sécurité, ou la cyberadministration, est déplorée dans le pays. Le cabinet du ministre Moungalla n’a aucune maîtrise des activités relevant de Congo Télécom et de l’ARPCE. Quel scandale !

L’état des lieux en sept ans s’agissant du secteur Poste et télécom est épouvantable et catastrophique. Rien ne laisse présager un lendemain meilleur. Le ministère de Moungalla figure toujours parmi les derniers dans les classements de l’action du gouvernement. Le secteur du numérique et de la Poste, sous le ministre Moungalla, est sinistré. Aucun résultat significatif n’a été enregistré, malgré les flux financiers importants, en dehors des actions menées par l’ARPCE et le projet CAB.

Le cabinet du ministre Moungalla souffre d’un manque criard d’expertise technique en ce qui concerne les dossiers importants portant sur la Banque postale, Congo Télécom, la Fibre, la politique des NTIC «L’incompétence des organes sous tutelle ; le manque de politique de développement, de coordination des projets structurants, mis en évidence par l’absence de comité de pilotage ; ainsi que de e-gouvernement», sont également autant de gaucheries qui ne crédibilisent pas le département ministériel de Moungalla. Même si les maffieux dangereux de la bande Moungalla (Patrick Moungalla, Shirley Nganga et Cie) ont été libérés provisoirement, cependant, ils ne se disculperont jamais de la gestion peu orthodoxe

A suivre

Ghys Fortune DOMBE BEMBA


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