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NTIC quand « Les dépêches de Brazzaville » jouent les cassandre

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L'éditorial des "Dépêches de Brazzaville" de ce 31 octobre 2011 est à rapprocher d'un appel à manifestation, lancé très probablement par la diaspora, pour le 17 décembre 2011 qui circule sur la toile depuis la veille. Y a-t-il relation de cause à effet ?

Le même éditorialiste insiste depuis des mois sur l'apathie de l'opposition qui ne ferait pas son boulot, entre autres en ne faisant aucune promotion de ses idées. Sans doute que mal informé, notre confrère ignore que toutes les tentatives de réunion des partis d'opposition est contrée par des interdictions qui tombent à la dernière minute. C'est la démocratie et le pluralisme à la congolaise qui veut ça.

De même, il y a fort à parier que "l'appel au peuple" de la diaspora et que nous reproduisons à la suite de l'éditorial des Dépêches, sera contré par une interdiction et que de toutes manières il n'aura qu'un faible écho, tant les congolais au pays se méfient des réactions des forces de l'ordre et tant ils sont attachés à l'apparente quiétude qui y règne, tant bien même les conditions de vie des plus défavorisés ont peine à s'améliorer.

Editorial-Internet

Lundi 31 Octobre 2011 à 04:00:00

(Congo-Brazza)

Écouter, comprendre ...

Les soubresauts qui agitent nombre de pays de par le monde sont là pour le démontrer : l'une des exigences les plus fortes auxquelles les gouvernants du monde entier se trouvent aujourd'hui confrontés est de percevoir ce que leurs peuples attendent. Parce que l'information circule instantanément d'un bout à l'autre de la planète sans que rien ne puisse l'arrêter ni même la freiner si peu que ce soit, écouter, analyser, comprendre deviennent pour eux la plus ardente des obligations. Et malheur à ceux qui ne s'y résoudront pas !

Sans doute en allait-il ainsi avant que l'électronique ait révolutionné la communication entre les hommes mais le rythme sur lequel se transmettaient les informations, les attentes, les revendications était si lent que le pouvoir pouvait, s'il était attentif, les percevoir et les satisfaire avant qu'ils ne provoquent une crise sociale ou politique. Ce qui n'empêchait nullement les révolutions dans les cas extrêmes mais en limitait fortement le risque.

Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, les sites de rencontre, les rendez-vous virtuels, l'information se transmet d'un bout à l'autre de la planète à une cadence telle que la protestation d'un seul peut facilement constituer l'étincelle qui mettra le feu aux poudres dans un pays. On l'a vu tout au long de ce qu'il est convenu d'appeler le « printemps arabe » qui s'est nourri essentiellement de la transmission quasi instantanée par le Web des sons et des images recueillis par de simples citoyens.

Il est évident que ce phénomène inquiète tous les dirigeants de la planète qui redoutent de se trouver brusquement placés devant des flots de revendications plus ou moins justifiées qu'ils ne pourront traiter en urgence. Mais si l'on y réfléchit bien, ce qu'ils perçoivent aujourd'hui comme une menace peut aisément devenir demain un puissant instrument pour assurer la stabilité de leur nation en résolvant par avance les problèmes que ne peut manquer de susciter la vie en société.

Premier avantage : la consultation permanente du Net permet de percevoir sans délai les revendications dont la multiplication peut engendrer des tensions sociales. Deuxième avantage : l'utilisation du Net comme moyen de communication permet de calmer l'attente des citoyens en leur rappelant les actions en cours ou à venir qui répondront à leurs attentes. Troisième avantage : le recours systématique au Net permet d'ouvrir les yeux des internautes sur le caractère artificiel, provocateur, déstabilisateur des informations qui leur sont envoyées pour les amener à se soulever contre l'ordre établi.

Le problème dans cette affaire est que les gouvernants n'ont pas encore pris vraiment conscience du formidable outil de communication que constitue pour eux la technologie moderne. Qu'ils en subissent donc les effets sans en utiliser les atouts. N'en doutons pas cependant, les évènements en cours de par le monde les conduiront vite à le comprendre !

Les Dépêches de Brazzaville



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