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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Une autre route d’achevée !

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Une autre route d’achevée !

Au Congo, jusqu’à nos jours, la route reste encore un mode de transport de luxe par rapport aux voies navigables aussi bien pour les personnes que pour les marchandises.

La part de la route dans le transport des personnes et des biens est encore faible. Les routes congolaises assurent près de 30 % du transport des personnes, un pourcentage qui a peu varié ces dernières quatre années avec la finition des routes bitumées de Mouyondzi-Bouansa.
La route Obouya-Boundji-Okoyo, déjà terminée, vient s’ajouter au tronçon Pointe-Noire-Dolisie qui est déjà en circulation. On prévoit déjà une nette augmentation du trafic vers le port de Pointe-Noire.
La mesure de ce transport s’obtient en multipliant le nombre de voyageurs par le nombre de kilomètres, ce qui représente des milliards de voyageurs x kilomètres.
En utilisant une mesure similaire pour le transport de marchandises, on constate que celui-ci représenterait en 2015, quelques 5 milliards de tonnes x kilomètres, soit 80 % du total du transport de fret.
Une voirie de Boundji

La route est un élément indispensable à la vie humaine. La liberté, l’échange, la culture et le loisir passent aussi par la voiture. Il convient toujours de se poser la question de savoir si ce qui est fait est juste pour assurer le devenir. Il est important d’avoir une démarche "route et développement durable".

Une grande majorité des Congolais ne connaissent pas bien leur pays, à cause de la faiblesse des infrastructures pour un tourisme local de masse. Avec l’achèvement des routes Okoyo-Lekety-Frontière du Gabon, Dolisie-Brazzaville, Sibiti-Mapati-Zanaga, Owando-Makoua, Makoua-Etoumbi, et peut-être aussi Makoua-Ouesso, ça sera l’occasion rêvée pour faire découvrir le merveilleux paysage congolais.
Le tronçon Pointe-Noire-Dolisie est dejà achevé.
Le ministère du Tourisme devrait saisir l’occasion pour construire des sites de camping modernes et sauvages tout au long de ces routes. L’érection des mini-motels, des petits restaurants, des boutiques de dépannages et des stations d’essence contribueront à stimuler les activités du tourisme local. Un tourisme local fort, attire inévitablement un tourisme de masse international, mais il incombe d’abord aux Congolais d’aimer leur terre avant de songer à attirer les capitaux étrangers.
Pour répondre aux exigences de confort et de sécurité pour de telles activités, la réalisation des routes exige des compétences nombreuses et variées.
Un pont sur la Vouma

Sa conception impose bien des études préalables pour définir : nombre de voies, dimensions et structure de la chaussée, caractéristiques de la couche de surface.
Sa réalisation fait appel à des techniques, des matériaux et des matériels spécifiques.


Fréquentée par des millions de conducteurs, la route demande aussi un entretien permanent et une assistance constante à l’utilisateur. Nous ne devons pas toujours attendre que la route se dégrade pour recommencer à zéro. Chaque ouvrage a une durée de vie estimée par les concepteurs, il faut donc se servir des manuels pour effectuer des travaux d’entretiens ponctuels même lorsque la route tient encore bon. Prévention est mère de sureté.
La deuxième sortie-nord de Brazzaville

 

Conception, construction et exploitation utilisent constamment les technologies de pointe, en évolution permanente...Il nous faut donc créer des bonnes écoles, avec des ateliers pratiques et des outils adéquats pour l’apprentissage.
La route Bouansa-Mouyondzi

Finalement, il faut éduquer la population. La route assure le développement, mais le savoir assure le développement total.

Vous construisez une nouvelle route pour permettre aux habitants d’Okoyo pour se rendre à Brazzaville en quelques heures. Mais ces derniers ne savent pas conduire, n’ont pas de qualification et sans compter que posséder un véhicule en Afrique est un luxe, qu’est-ce que l’on attend alors de cette route ? La réponse n’est que désolation après désolation.
Je pense qu’une bonne solution serait de construire des écoles de métiers et de sciences appliqués un peu partout dans les régions.
Actuellement, les cadres et les enseignants sont concentrés entre Brazzaville et Pointe-Noire. Ils ne veulent donc pas aller travailler dans ces localités. Il faut donc créer des écoles de métiers régionales, par exemple une à Boundji(pour le secteur ouest du pays), l’autre à Ollombo(pour couvrir la future zone économique), une autre école à Ouesso etc.

De cette manière on forme les cadres locaux dans des métiers importants comme conducteurs de gros véhicules lourds, mécaniciens, ouvriers de construction, charpentiers, techniciens de réseaux électriques ou ordinateurs etc. Les apprenants ne sont pas formés trop loin de leurs lieux de résidence, puis retourneront bosser pour leurs villages ou départements.


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