22/08/2017

Dernière mise à jour10:34:34 AM GMT

Vous êtes ici >> Actualités Régions Lékoumou Sassou doit refuser la présidence à vie, qui risque de mettre l’alternance en péril…

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Sassou doit refuser la présidence à vie, qui risque de mettre l’alternance en péril…

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Autopsie des conclusions de Sibiti : On leur a seulement demandé de réfléchir sur l’avenir du pays, eux ont tout bonnement cru qu’ils devaient trouver à Denis Sassou-N’guesso, la formule d’un pouvoir à vie. Pour qu’il soit sûr d’y rester jusqu’à la mort. Croyant lui bétonner le chemin, ils sont sur le point de le lui savonner. Parce que l’alternance est ce qui tient le plus à cœur, les Congolais.

Et cela, ni le statut que l’on s’apprête à servir à l’opposition, ni tout autre gringue ne sauront faire changer de crémerie. La présidence jusqu’à la mort est antijeu. Au point que si le président de la République ne dit pas non, au nombre de mandat illimité, nous risquerions de perdre même la chance de lui offrir ne fût-ce qu’un nouveau mandat. Comptes et mécomptes sur les conclusions d’un dialogue qui menacent de tout foutre en l’air.

Les membres de la commission de la réforme des institutions ont beau jeu de croire qu’il suffisait d’éviter de nous détailler l’excès dans le cadre de l’exercice du pouvoir, sauf que pour les Congolais les plus méticuleux et les plus tatillons, c’est comme sur des roulettes, que le voile se lève. Il faut oser le dire, les choses ont été compliquées. Pour rien ! Qu’une large tendance se soit dégagée, comme on a pu l’indiquer dans le rapport de la commission de la réforme des institutions, en faveur de l’évolution des instances par le « CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION », en tenant compte de nos réalités, en évitant de calquer sur des modèles importés sans aucun lien avec nos réalités. Jusque-là, il n’y a rien à dire.

Mais que l’on veuille berner ou que l’on se mette en tête de « pourrir », tous les espoirs et de vouloir enterrer, la seule chose, la vraie qui permette à toute république d’avancer : l’alternance. Tout simplement parce que les personnes commises à la tâche font croire jusqu’à plus soif qu’elles donneraient même leur vie pour Denis Sassou-N’guesso, et ont cru tromper la vigilance par une phrasée du genre « …la fixation de la durée du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable ». Sans préciser le garde-fou(le nombre de fois). Qui, s’il n’est pas dit, ouvre la voie à l’éternité. Voici le chaos !

Si tous ces fanatiques à la « Jean Kanapa » n’ont pas mesuré la portée que pourrait avoir leur proposition, pour leur rafraîchir la mémoire : c’est une étincelle. Parce qu’elle ouvre la voie à un pouvoir jusqu’à la mort. Tous ces persifleurs, pires peut-être qu’un certain Jean Kanapa, et tous les autres membres du fan-club, en croyant aider Denis Sassou-N’guesso, et lui bétonner le chemin, sont en train de lui savonner la planche. Ils vont tout foutre en l’air. Dans une république où les excès ne sont plus tolérés. Ils veulent « allumer » le feu. Depuis quand, les enfants, la famille et des fanatiques aveugles sont-ils de bons conseillers ? Ils ne voient pas plus loin que leurs calculs sombres. Et ne comprennent pas que leurs conclusions en partie manquent deux sous de jugeote.

Sassou sait ce qu’il lui faut. C’est juste un peu de temps pour réparer certaines choses. Laisser un pays digne et debout. Ce qu’il lui faut surtout, c’est de changer quelques habitudes que sa longue présidence aura favorisées. Il s’est déjà réconcilié avec l’église du Congo. Il lui reste à assurer ce qu’il n’a pu faire en trente-deux ans, et qui est susceptible de lui assurer une sorte d’absolution. Il ne doit pas être question pour ce dernier d’une quête du pouvoir jusqu’à la mort. Comme la commission de la réforme des institutions, voudrait la lui donner.

Cela a tout l’air des hourras des fan-clubs. On dirait que beaucoup n’y étaient que pour acquiescer. Comment, diantre peut-on sérieusement proposer des mandats illimités, alors que ce dont les Congolais veulent le moins, c’est la présidence à vie. Si ceux qui ont pondu ces lignes croient aider le président de la République, ils ne font en réalité que donner des éléments à charge à tout ce que l’on a toujours soupçonné Sassou de vouloir faire. Mais bon sang, dans quoi donc on s’est fourré ?

Nous aurions très bien pu trouver une rallonge de cinq ans à Sassou, avec l’accord de l’opposition, la vraie. Par l’organisation d’un rassemblement de tout le Congo. Avec une garantie de sa part de se retirer au terme de ce mandat. Que non ! Ils ont cru lui faire plaisir.

L’aménagement d’un véritable statut à l’opposition ne suffit pas pour ouvrir les portes de la présidence à vie. On nage en eau de boudin. Certes, à 73 ans, le président Sassou se sentirait encore des forces de tenir les gouvernails de la république- il se porterait comme un charme. Certes, la jeunesse comme le disait le général Mac Arthur « est un état d’esprit, un effet de la volonté ». Mais il y a un moment dans la vie, où les hommes de pouvoir doivent faire leur déclaration d’amour à leur pays, en restant lucide. On doit accepter et faire les choses, dans la limite du possible. Pas au-delà.

On ne peut être président jusqu’à la mort. À Sibiti, on s’est gouré. On a tout simplement oublié, les « gardes fous de la république ». Il revient maintenant au président de la République, de limiter les dégâts. Sinon, il sera trop tard ! Un mandat de cinq ans renouvelable une fois est la solution, la meilleure !

Toukasse Valence


 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir