18/08/2017

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LIKOUALA : Payer la paix au prix des intérêts égoïstes !

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Apres la mort d’Edouard Noumazalay, le département de la Likouala est, aujourd’hui, orphelin de leader. Devant le vide, les ambitions parfois démesurées de certains politiques ressortissants de ce département, se construisent, avec une certaine dose cynique de machiavélisme, non pour apporter solution aux problèmes sociaux récurrents auxquels font face les populations au quotidien, mais pour les déposséder de leur être, se servir d’elles comme piédestal et assouvir les intérêts égoïstes. C’est, pour le moins, ce qui parait.

La relative accalmie observée dans le département de la Likouala où les familles restent encore divisées ne signifie pas la paix, comme on le prétend. L’option que certains politiques veulent entériner, celle de reconduire, automatiquement, les 8 députés, les 6 sénateurs et les 3 membres du bureau du conseil départemental de la Likouala, peut constituer une sorte de poudrière.

En effet, dans le compte-rendu (non adopté) de leur réunion du 20 février 2011, tenue à Brazzaville, les « cadres dirigeants de la Likouala » avancent que pour bien faire, les députés et sénateurs actuels ainsi que les conseillers départementaux, pourraient être investis comme candidats de la Likouala. Un manque de considération à l’égard des populations, sans plus !

Dans un système démocratique, il est peu prudent de tenir un tel langage dont l’idée génitrice est l’exclusion. Même si cela était le cas, quelle leçon nombre de ces élus du peuples donneraient aux Congolais moins qu’aux Likoualiens ! Presque tous les députés entretiennent des rapports tumultueux avec leurs suppléants. Rien qu’à ce niveau, que faut-il attendre d’eux, si ce n’est la poursuite du déchirement des familles ?

La honteuse réalité, du fait des cadres dirigeants de la Likouala aujourd’hui, est que les enfants d’un même village ne se parlent plus et ne peuvent plus partager le vin de palme ensemble. Lorsque l’on reconnaît explicitement que les guerres récurrentes qui ont prévalu dans le département de la Likouala résultent principalement des guerres de positionnement, est-il sensé d’imposer aux populations le choix de leurs représentants ?

La présente réalité de la précaire paix dans le département de la Likouala requiert que la réconciliation se fasse par la base devant les sages. Pour qu’il y ait une paix et une réconciliation véritables dans le département de la Likouala, il faut que ceux qui ont pensé et créé la division dans le département reconnaissent leur faute. Les acteurs de cette division sont connus.

Il n’est d’intérêt pour personne de prendre la paternité d’une prétendue réconciliation et se servir de cette démarche pour se faire une place au soleil. Le dessein serait l’initiative de Mamadou Kamara Dékamo dans sa recherche effrénée de leadership. Tout faire pour obtenir « des cadres dirigeants de la Likouala », la signature d’un mémorandum et s’en prévaloir auprès du chef de l’Etat. Ce n’est pas la meilleure façon de résoudre la grave crise sociale et politique qu’ils ont, eux-mêmes, créée. Le leadership ne se décrète pas.

Assurément, rien de certain ne justifie le déchirement que vit le département de la Likouala. Des sources sûres, cette crise est née de la médisance, par ceux qui luttent pour le leadership dans la Likouala, autour du départ du gouvernement du ministre Alain Moka.

La démarche optée par les « cadres dirigeants de la Likouala », celle de faire table rase du passé, pour affronter les prochaines échéances électorales de 2011, 2012 et 2014 dans la paix, la sérénité et la paix retrouvées au sein de la famille likoualienne, indépendamment de leurs obédiences politiques respectives, est pour le moins illusoire, voire démagogique en ce qu’elle ne préserve et ne garantit que les intérêts d’une poignée de cadres, sans réparer, dans le fond, les graves dommages causés dans les familles, les villages et les districts.

Philippe Antoine MOUBANGUI


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