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Vie des partis : en attendant les conclusions de la Concertation de Dolisie

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L'on savait déjà que l'opposition dite « radicale » optait pour le boycott. Pourtant, malgré sa présence, l'attitude étalée samedi 23 mars par l'opposition modérée conduite par Nicéphore Fylla de Sainte-Eudes, alors que la délégation venait de poser ses valises à Dolisie, à quelques heures de l'ouverture des travaux, a envenimé le climat qui était alors détendu.

Vendredi soir, les délégations avaient toutes ou presque gagné la capitale de l'or vert ornée de quelques banderoles des partis « frères » du PCT, à l'instar du  MAR, annonçant la concertation politique de Dolisie. La délégation du parti au pouvoir conduite par son secrétaire général, et l'opposition modérée ont choisi de regagner Dolisie le samedi 23 mars dans la matinée.

Regards circonspects, visages froids, ils se dirigent tous dans la salle de réunion du Grand Hôtel. L'on apprend finalement une « mini » concertation entre le PCT et l'opposition modérée. Cette plate-forme politique opposait, en effet, son refus de participer à la concertation si le point sur le recensement administratif n'était pas inscrit à l'ordre du jour.

De l'autre côté, dans l'amphithéâtre de l'École normale des instituteurs (ENI) où doivent se tenir les assises, l'impatience est à son comble. Prévue à 10 heures, la cérémonie d'ouverture des travaux n'intervient toujours pas. Dans les coulisses, les commentaires fusent sur le désaccord entre le PCT et l'opposition modérée qui ont, après le Grand Hôtel, choisi la résidence du préfet pour poursuivre les pourparlers. Médusé et impatient, l'Upads tente de les rejoindre, mais Nicéphore Fylla de Sainte-Eudes et ses camarades refusent de s'associer avec le parti de l'ex-président Pascal Lissouba, et menacent de regagner Brazzaville.

Dans l'amphithéâtre, le climat est maussade et plusieurs délégués sont éparpillés dans la cour de l'institut après avoir quitté la salle pour palabrer. Il faut attendre 13h10 pour enfin voir le cortège gouvernemental entrer dans l'amphithéâtre de l'ENI.

« Il est toujours difficile dans une société d'avoir tous le monde avec vous »

C'est en ces termes que le ministre Raymond Zéphirin Mboulou entame son mot préliminaire. « Il est toujours difficile dans une société d'avoir tout le monde avec vous. Même dans une famille il y a des enfants qui ont des comportements différents. Mais je crois que nous avons intérêt à penser à notre pays le Congo. Et si le gouvernement a voulu que tout le monde participe, c'est pace qu'il est conscient des enjeux et veut que chacun de nous participe à cette démocratie », déclare le ministre de la Décentralisation et de l'Intérieur.

À la tribune officielle, il est assisté des ministres Bienvenu Okiemy et José-Rodrique Ngouonimba, le préfet du Niari, Jean-Pierre Heyko Lékoba et le maire de Dolisie, Paul Adam Dibouilou. Dans la salle, l'on peut remarquer la présence  des partis et groupements politiques de la majorité, du centre et du collectif des partis de l'opposition, notamment l'UDR-Mwinda, représenté par Dominique Basseyla, l'Upads, conduite par le sénateur Kaya-Magane, et la délégation de l'opposition modérée conduite par Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, président du Parti républicain et libéral, les représentants des confessions religieuses et de la société civile et quelques représentants des corps diplomatiques et des organismes internationaux.

La cérémonie d'ouverture achevée, après des discours rappelant la nécessité de la concertation de l'ensemble de la classe politique afin d'aborder les prochaines élections locales dans la paix et la transparence, l'heure est, pour les partis de l'opposition, de parler du respect des engagements pris à Ewo. « Si nous sommes dans la salle cela veut dire que nous avons obtenu des réponses à notre préalable qui sera certainement confirmé au cours de la concertation », déclare Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, après l'ouverture des travaux.

Pour le chef de la délégation de l'Upads, « ce serait une aberration politique que de ne pas venir à Dolisie, faire le bilan, le point de toutes les résolutions prises à Ewo, celles qui ont été appliquées, et celles qui ne l'ont pas été, mais également poser de nouvelles revendications à savoir : une commission d'organisation des élections indépendantes, l'organisation d'un recensement administratif spécial, l'adoption de listes uniques et de bulletins biométriques ».

Et de poursuivre : « N'en déplaise à une frange de certains vice-présidents qui se sont radicalisés dans leur ligne politique et qui pensent que le dialogue ne présente pas des vertus d'apaisement dans le processus de démocratisation de notre pays. »

Alors que la journée du dimanche a servi aux travaux pour les trois commissions mises en place, après avoir difficilement tranché la fin de la journée de samedi sur l'ordre du jour, la fin des travaux prévue le 25 mars a été repoussée au mardi 26 mars. Le temps, certainement, de s'accorder sur les points sensibles inscrits à l'ordre du jour.

Au delà des revendications de l'opposition, le gouvernement a posé les bases du dialogue afin d'organiser des élections libres, justes et transparentes qui feront l'objet d'aucune contestation. Animée certes par la confrontation de projets différents, quelquefois divergents, la vie politique est, comme l'a souligné dans son discours le préfet du Niari, « surtout et toujours le résultat d'un compromis, la rencontre de l'autre ». Espérons que la concertation de Dolisie réconcilie les acteurs politiques avec cette exigence universelle.

De Dolisie, Quentin Loubou

Photos 1 et 2 : La concertation de Dolisie.

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