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Congo, à Mossendjo multiplication des crimes rituels

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Depuis le début de cette année, Mossendjo, une Commune du département du Niari, dans le Sud-ouest du Congo, est aux prises avec une multiplication des crimes, qu’on ne peut hésiter de qualifier de rituels. Des jeunes gens, apparemment commis à la tâche, sillonnent les forêts de la zone, et attaquent à la machette, des femmes esseulées, et des hommes peu valides. Le caractère rituel de ces agressions a été détecté avec le tout dernier cas.

Car, à la lumière des informations recoupées, après le forfait, le corps d’un homme tué par des inconnus a été amputé de ses organes génitaux. Fait étonnant, les nouvelles autorités municipales, issues des élections locales de septembre 2014, ne semblent pas émues outre mesure !

Le dernier crime en date de ce feuilleton macabre qui pourrait mériter le titre de ‘’Crimes en série à Mossendjo’’ remonte au week-end dernier, c’est-à-dire entre le vendredi 27 février et le dimanche 1ermars. Un homme d’un peu plus de quarante ans a, en effet, été assassiné et mis dans une vielle maison abandonnée dans l’herbe, au quartier 6 de la localité. Comme pour contrecarrer toute réflexion, les assassins qui courent impunément jusqu’à ce jour, ont accroché le macchabée au toit à l’aide d’une corde, pour faire penser à une pendaison. Le malheureux, Mboungou Timothée, jeune cadre diplomé en droit de l’université Marien Ngouabi, est tombé dans le piège de ses bourreaux, alors qu’il est parti de Madingou pour Mossendjo via Dolisie, pour une visite à son père malade alité. Son aîné qui réside en France et sa cadette en séjour à Pointe-Noire disent avoir discuté de l’initiative de ce voyage avec le défunt, jeudi 26 février.

Aux dires de beaucoup de gens sur place à Mossendjo, le crime a dû avoir lieu vraisemblablement vendredi. Et des hypothèses sont avancées ; les uns disent, par exemple, que Timothée a dû emprunter un ‘’jakarta’’ (moto taxi utilisé pour le transport en commun dans toute la contrée par manque de voitures), de la gare au poste, une fois descendu du train le vendredi soir. Le crime se serait ainsi produit au milieu des quatre kilomètres qui séparent les deux parties de la ville, avant que le corps soit amené là où il a été découvert. Ceux qui pensent ainsi excluent l’hypothèse du crime sur place. Car la baraque se trouve en milieu habité ; ce qui fait dire que lors de l’agression les cris de la victime auraient pu attirer l’attention des passants ou des riverains, bien que la nuit ! Il faut dire que c’est l’odeur du corps de la victime en décomposition qui a aidé à sa découverte.

Ce n’est pas le premier cas !

L’assassinat de ce jeune fonctionnaire qui était à peine à sa sixième année d’exercice n’est pas le premier cas d’agression enregistré à Mossendjo et ses alentours. Il est le troisième de la série, mais de loin le plus déplorable. Car, c’est avec lui que les bandits ont réussi à tuer leur victime. Il y a quelques semaines, une dame d’un certain âge, courbée en activité dans son champ, a été surprise par des coups de machette au dos et aux épaules. L’acte était d’un jeune homme qui, vraisemblablement n’ayant pas pu supporter de voir le sang de la vieille mère gicler abondamment, a pris les jambes à son coup et a disparu dans la nature. L’acte a été commis toujours entre la gare et Mossendjo-poste ! Des jours avant cela, au quartier 9, une autre femme avait été violentée de la même manière. Chaque fois, les exécuteurs de ces agressions prennent le chemin de la nature.

La raison de ces crimes

Ce phénomène d’agression des populations est tout à fait nouveau dans le département du Niari en général et à Mossendjo, en particulier. Il pourrait être dû au rapprochement de certains départements avec Mossendjo, et surtout à la libre circulation des personnes entre ces zones où la pratique de ‘’déterrement’’ des ossements humains. On sait que de jeunes gens viennent des départements comme le Pool et la Bouenza vers Mossendjo, zone constamment sollicitée pour entretenir le commerce de la viande avec les grandes villes. Ces pèlerins seraient tentés de faire d’une pierre deux coups, en s’adonnant et au trafic de la viande et au trafic des ossements humains, une pratique qui aurait déjà suffisamment gagné la Bouenza, après le Pool. Ce commerce des ossements était, jusque-là, simplement soupçonné dans la zone de Mossendjo.

Actuellement, il n’y a plus d’inhumation des corps, sans que des produits soient versés sur le macchabée, de façon que toute incantation des ‘’déterreurs’’ soit anéantie. Au-delà cependant, une chose étonne tous les observateurs : c’est le silence incompréhensible des autorités municipales actuelles. Elles qui, entourées de toutes les composantes de la force publique, semblent pourtant se contenter d’observer, de déplorer ou de condamner du bout des lèvres cette pratique déstabilisante pour les populations. Des populations qui, on le sait, n’ont pour unité de production et source de revenu là-bas que la forêt. Il y a urgence à y trouver une solution.

Bernard LAFORTUNE

Source Congopluriel/Mars 2015


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