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Niari / société : grogne des vendeurs du marché moderne de Dolisie

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Les vendeurs du marché central de Dolisie ont déserté depuis près d’une semaine, le 1er étage de cet immeuble avec leurs marchandises. Ils ont investi la rue de la façade arrière à même le sol, au motif qu’ils sont victimes de la concurrence déloyale des vendeurs des mêmes produits au rez-de-chaussée et aux alentours immédiats de ce marché.

Cette situation crée un manque à gagner d’un million cinquante-trois mille cinq cent FCFA par mois à la Mairie de Doilsie au chapitre des droits de place recouverts sur les 301 tables au 1er étage de ce marché. Chaque occupant loue habituellement l’étal à 3.500 FCFA par mois conformément à la délibération adoptée et appliquée par cette municipalité en la matière.

Dans la matinée du 26 juin ces vendeurs qui ont totalement occupé la rue Blanchet, faisant obstruction à la circulation routière, ont indiqué qu’ils y sont descendus depuis quatre jours par ce qu’ils ne sont pas d’accord avec les procédures utilisées par les autorités municipales qui ont autorisé d’autres vendeurs de même variétés de produits que ceux qui ont été officiellement affectés à l’étage, de vendre aux alentours immédiats face à l’entrée principale du marché moderne moyennant 5.000 FCFA d’avance ou 15.000 FCFA comme droit annuel d’occupation du domaine public.

Cette autorisation selon eux, a généré un marché parallèle qui s’est agrandi à cette façade principale réduisant la cadence de visite des acheteurs à l’étage. « Nous ne voyons plus rien à l’étage. Les clients ne montent plus. Ils s’arrêtent au rez-de-chaussée ou ils trouvent les mêmes produits. Et nous ne faisons plus de recette alors que nous avons des charges à supporter dans ce marché moderne », s’est indignée une vendeuse qui descend par l’escalier avec son étagère sur la tête, poursuivant que « nous allons rester dans la rue en face du nouveau marché que les autorités ont créé parce que nous voulons aussi faire un bon chiffre d’affaire comme ces nouveaux venus ».

Ces vendeurs du premier étage qui contestent aussi l’autorisation accordée aux sujets ouest africains de vendre les téléphones, accessoires et bijoux dans le hall du marché moderne au rez-de-chaussée pensent que tous devraient être groupés au secteur HIFI au même endroit à l’étage, sans quoi ils ne monteront plus.

Ils ont indiqué avoir pris positon de ne plus payer les droits de 3.500 FCFA par mois soit 42.000 FCFA par an exigés par la Mairie de Dolisie, pour la simple raison que les occupants du « nouveau marché » aux alentours immédiats du marché moderne ne paient que 15.000 FCFA l’année, c’est- à dire 1.250 FCFA le mois , et parfois moins que cela, puisque certains ne font que des avances de 5.000 à 10.000 FCFA et s’ajoutent à cette catégorie, les occupants anarchiques qui paient à la mairie 150 FCFA tous les lundis soit 600 FCFA par mois . Le jour de lundi, le marché est fermé pour cause de nettoyage général des lieux, précise-t- on.

« Nous n’allons pas continuer à vivre ces injustices alors que nous exerçons tous le commerce dans la même ville. Nous n’allons plus accepter qu’eux paient moins pour vendre dans les lieux les plus stratégiques, et nous nous payons plus pour bailler et somnoler avec nos marchandises toute la journée à l’étage. Nous souhaitons que les autorités regardent de très près cette situation », a dit un vendeur du secteur habillement, propriétaire d’une boutique à l’étage, ajoutant que sa boutique fait désormais office de dépôt. Il s’est installé dans la rue avec le maximum d’échantillons pour espérer écouler les stocks.

Le marché central de Dolisie construit dans le cadre des projets de la municipalisation accélérée en 2006 a été mis en service en 2011 et dispose de 1.176 étals, dont 875 au rez-de-chaussée destinés à l’alimentation et 301 à l’étage avec cinq secteurs des produits moins salissants : l’habillement, les produits de beauté, les chaussures, les plastiques et le secteur HIFI désignant l’électroménager.

Ce marché accuse un déficit d’éclairage à l’étage où de nombreuses ampoules grillées sont rarement remplacées par les services techniques de la mairie, déplore une vendeuse des produits de beauté. « Comment pouvons-nous vendre dans l’obscurité. Non, il faut que les autorités mettent les conditions, sans quoi nous resterons dans la rue, là où il y a la lumière. Nous nous plaignons depuis longtemps, personne ne nous écoute. Même les visiteurs ne peuvent pas bien voir nos marchandises dans le noir. Notre marché moderne ne devrait pas souffrir de ce déficit d’éclairage et d’eau », a-t-elle renchéri.

Selon les femmes responsables des toilettes du marché moderne, elles ne sont pas régulièrement approvisionnées en eau pour l’exploitation de ces toilettes. Dépourvues de gants, bottes, et cache-nez dans l’exercice de leurs tâches de gestionnaires de sanitaires, elles restent une à deux semaines sans eau, ont- elles déploré. « Nous sommes obligées de nous soumettre à la corvée de transporter de chez nous jusqu’au service des bidons d’eau pour faire évacuer les excréments, ce qui est insuffisant pour un marché à haut débit de fréquentation. Lorsque les quelques 5 à 10 litres d’eau sont finis, nous ne pouvons qu’ interdire l’exploitation des toilettes et les usagers du marché sont obligés de faire recours aux cabinets d’aisance privés aux alentours du marché pour ceux qui peuvent, mais pour d’autres tout se règle sous les tables dans les sachets ou dans les bouteilles en plastique, qu’on jette après dans les poubelles du marché dont la cadence de ramassage a baissé depuis six mois environ », ont témoigné ces femmes.

Au moment où la mairie de Dolisie connait des problèmes de trésorerie avec trois mois de salaires impayés, ce désordre qui a occasionné la grogne et la contestation des contribuables met en partie à mal la mobilisation des ressources locales qui renforçaient la dotation générale pour résoudre les problèmes de la communauté.

Depuis sa mise en service en 2011, ce marché moderne est concurrencé par des marchés parallèles à proximité, a-t-on constaté. En l’occurrence celui de la rue Sibiti, prolongement de l’ancien marché que les autorités ont déguerpi à maintes reprises, mais en vain puisqu’il revient toujours au galop avec la vente de tous produits à même le sol. Les vendeurs préfèrent s’installer là au lieu d’aller dans les marchés secondaires.

Source  ACI


 

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