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Département du Niari : Y a-t-il un espoir de reprise des chantiers abandonnés (1) de la municipalisation accélérée ?

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Le 15 août 2006, Dolisie, commune et chef-lieu du département du Niari, a célébré, avec faste, le 46ème anniversaire de l'indépendance du Congo. A cette occasion, le département du Niari devrait se métamorphoser, grâce à la politique de municipalisation accélérée dont il a bénéficié.

De nombreux micro-projets devraient y être réalisés, afin d'améliorer, qualitativement, les conditions de vie des populations. Quatre ans après, certains chantiers, qui devraient faire la fierté du département, sont en berne, à cause de la mauvaise foi de certains opérateurs économiques qui ont obtenu des marchés publics et des avances importantes, mais qui ont disparu. Les éléphants blancs continuent à orner la ville de Dolisie et les sous-préfectures du département du Niari.

C'est le ministre d'Etat  Isidore Mvouba, qui avait lancé les travaux de la municipalisation accélérée du département du Niari. Lors de la cérémonie solennelle organisée à Dolisie, il avait prononcé un discours dans lequel il avait exprimé la détermination du gouvernement à conduire, jusqu'au bout, les travaux inscrits dans le cadre de la municipalisation accélérée de ce département. «Ici, au Niari, nous sommes nantis d'un bagage important des vermouts que nous avons eu à faire et des mesures collectives à apporter. C'est ce que nous avons décidé de faire avec les opérateurs qui sont appelés sur le terrain à réaliser les différents projets qui ont été inscrits à ce programme spécifique. On va s'atteler et s'attacher à ce que les projets inscrits se réalisent. En tout cas, un tel objectif est à notre portée. On peut dire que nous allons tenir comme à Pointe-Noire et à Impfondo, les challenges de la municipalisation, ici, dans ce département», avait-il déclaré.

Malheureusement, quatre ans après la célébration, avec faste, à Dolisie, la troisième ville du pays, du 46ème anniversaire de l'indépendance nationale, le constat général des travaux de municipalisation du Niari est, plutôt, mitigé. Beaucoup de chantiers sont arrêtés ou ne sont pas réalisés. Bon nombre d'entrepreneurs ont laissé des éléphants blancs et beaucoup d'ouvrages n'ont pas encore été remis, officiellement, au gouvernement, comme c'était le cas à Pointe-Noire et à Impfondo.

Les 177 projets prévus dans le département du Niari n'ont pas, tous, connus de réalisation. Certains chantiers ont été, brutalement, arrêtés. Les opérateurs économiques ont-ils encore les moyens de reprendre les travaux et les achever? En tout cas, rien n'est appliqué de tout ce que le ministre d'Etat Mvouba avait pris comme engagement et promis comme mesures disciplinaires, à l'époque.

Les acteurs politiques, qui se sont mués en opérateurs économiques, ont du mal à réaliser les travaux, même dans les circonscriptions électorales où ils ont été élus. Conséquence: bon nombre de chantiers n'ont pas pu être achevés et les langues se délient pour crier au scandale et au laxisme de l'Etat.

Parmi les ouvrages non achevés, figurent le siège de l'hôtel de la préfecture du Niari (encore à l'étape de fondation), le siège du conseil départemental du Niari (les travaux arrêtés au niveau de la fondation), le siège de l’hôtel de ville de Dolisie, (les travaux d'extension et de réhabilitation avancent à pas de caméléon); la résidence du président du tribunal de grande instance de Dolisie (les travaux n'ont pas encore connu un début d'exécution); la construction du mur du lycée Victor Sathoud (arrêtée et abandonnée), ainsi que les travaux de l’hôpital de référence de Dolisie, du centre du sous-ordonnancement et de la direction du contrôle financier; la construction du centre d'animation sociale, etc. A l'aéroport de classe internationale Ngot-Nzoungou, l'aérogare achevée et inaugurée est, aujourd'hui, en dégradation.

Dans le cadre de cette municipalisation, il était prévu la réalisation des travaux d'assainissement, d'équipement et de bitumage de plusieurs routes urbaines. Dolisie, qui avait un réseau routier dont la dégradation était avancée, n'a eu que 11 kms de voie bitumés. Là aussi, il se pose, à certains niveaux, un problème de canalisation. Outre l’avenue de la Révolution, les canalisations des autres avenues bitumées n’ont pas été réhabilitées. Seuls fonctionnent, quelques caniveaux construits dans les années 1980, mais qui sont en dégradation.

La maison d'arrêt de Dolisie, dont la réhabilitation n'était pas prévue dans le cadre de la municipalisation accélérée, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ses locaux se trouvent dans un état de dégradation très avancé. Tout manque là-bas. Il ne fait plus de doute que cet établissement pénitentiaire ne remplit plus les conditions nécessaires pour jouer son rôle.

Devant cet état de chose, le préfet du Niari, Jean Pierre Heyko Lekoba, avait exprimé le vœu ardent des filles et fils du Niari, de voir  s'achever tous les chantiers initiés dans le cadre de la municipalisation accélérée de leur département. C’était le 25 février 2011, lors de l’inauguration du marché moderne de Dolisie, en présence de Mme Antoinette Sassou Nguesso, épouse du chef de l’Etat, présidente de la Fondation Congo-Assistance. Le gouvernement (Ministère de l’équipement et des travaux publics, Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, Ministère des finances et du budget et du portefeuille public) et la D.g.g.t (Délégation générale des grands travaux), devraient faire le point de la municipalisation accélérée dans le Niari, dans le but de reprendre les chantiers abandonnés.

Cyr Armel YABBAT-NGO In «La Semaine Africaine »

(1) Lire également : En finir avec les éléphants blancs de Sassou-Nguesso, http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/165-en-finir-avec-les-elephants-blancs-de-sassou-nguesso.html

(2) La construction du Lycée de Nyanga (les travaux n'ont pas encore connu un début d'exécution)




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