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Peur Sur la Ville de Mossendjo

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La Milice Privée Armée du Maire Maurice MBOBI, Mate la Population.

Est-ce un excès de zèle ou une façon de matérialiser systématiquement et sans complaisance des consignes venues, peut-être, d’en haut, visant à intimider les populations et à interdire des mouvements citoyens de contestation ? Qu’à cela ne tienne, le vice-président en charge de la communication et porte-parole du comité de suivi du mémorandum sur la situation du district de Mossendjo, Monsieur Albert MALOULA NZAMBI a dénoncé l’attaque barbare et sauvage perpétrée contre des manifestants le 23 septembre 2011 par la privée milice du maire de cette localité, M. Maurice MBOBI.

Monsieur Albert MALOULA NZAMBI a fait cette dénonciation au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le 22 octobre 2011 à Brazzaville en vue d’informer l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut à Mossendjo dans le département du Niari.

Comme la situation n’avait toujours pas trouvé de solutions définitives et durables, le 22 septembre 2001, ce comité avait une fois de plus tenu un meeting suivi d’une marche pacifique, qui s’est terminée par un sit in devant le siège du Conseil municipal et départemental où les manifestants avaient passé la nuit sans aucun incident.

Pour Monsieur Albert MALOULA NZAMBI, le pire qui était à craindre, s’était finalement produit le matin du 23 septembre 2011, quand la milice privée du maire de Mossendjo Monsieur Maurice MBOBI, droguée toute la nuit, délibérément, avec le chanvre indien et l’alcool, et armée de machettes et d’autres armes blanches, avait attaqué les manifestants qui n’avaient aucune arme.

Au cours de cette attaque, deux manifestants avaient été grièvement blessés et conduits à l’hôpital où ils avaient été poursuivis par les membres de la milice privée du maire Maurice MBOBI, décidés coûte que coûte de les tuer, mais sauvés de justesse par l’intervention des garde-malade, a souligné pendant cette conférence de presse M. Albert MALOULA NZAMBI, avant d’expliquer que ces victimes sont toujours pris en charge par le comité en ce qui concerne leurs soins médicaux.

Il demande que toutes les mesures nécessaires qui s’imposent, soient mises en œuvre par le gouvernement qui refuse de sanctionner Monsieur Maurice MBOBI, par rapport à la mauvaise gestion avérée et à la violation permanente des lois et règlements de la République, dont il fait montre, encourageant ainsi la pratique des antivaleurs et la décentralisation de détournement, qui violent les dispositions des articles 50, 61 et 65 de la loi n°7-2003 du 6 février 2003, portant organisation et fonctionnement des collectivités locales, mais aussi celles concernant l’article 173 de la Constitution du 20 janvier 2002, interdisant et réprimant "la création des milices privées".

Il sied de signaler que depuis le 20 mai 2011, il a été déclenché dans ce district un mouvement citoyen, selon lui, qui s’est matérialisé par la rédaction d’un mémorandum au regard de cette crise.

Dans ce document adressé au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Monsieur Raymond Zéphirin MBOULOU, avec ampliations au préfet du département du Niari et au président de la République, M. Denis SASSOU NGUESSO, les signataires agissant au nom de la majorité silencieuse de la population, fustigent la mauvaise gouvernance locale caractérisée par un pillage sauvage du patrimoine communal tant matériel que financier, ayant entraîné un recul considérable de cette commune urbaine sur tous les plans.

Devant le silence et la négligence du gouvernement face à ces dénonciations, les signataires de ce mémorandum avaient organisé le 3 juillet 2011, un meeting pour rappeler aux autorités nationales, la nécessité de régler cette crise qui commençait à perdurer.

Lors de sa rencontre le 8 juillet avec le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Monsieur Raymond Zéphirin MBOULOU, le bureau du comité de suivi du mémorandum avait réitéré ses revendications. Au mois d’août 2011, profitant de son séjour à Mossendjo, un ministre originaire de ce département avait également reçu ce comité qui avait mis à sa disposition, leurs doléances.

Par Fall MESSIER ZHOZIER (Talassa)


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