23/10/2017

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Le coup de sang de Pierre Michel Nguimbi

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dd« On ne peut pas me juger d’apathie ou d’inertie ».

Suite à la publication dans le N°155 du journal Le Patriote d’un article intitulé «les acteurs de la majorité dans le Niari laissent le terrain à l’opposition», le député de la première circonscription de Dolisie a réagi. Visiblement fâché, Pierre Michel Nguimbi dénonce le caractère « tendancieux et dangereux de l’article ». Dans cette interview accordée à son domicile privé, il rappelle quelques uns des projets à son actif et pense que l’usage de sa photo a été abusif.

Le Patriote : On ne vous a plus lu dans Le Patriote sauf à la veille de votre départ du gouvernement, dans un article titré le testament de Pierre Michel Nguimbi...

P.M.N : C’est vous qui avez parlé du testament pour faire croire que je savais que je partais du gouvernement. C’est faux. C’est vous qui avez choisi ce titre et non moi.

Le P. : Que nous vaut cette interpellation aujourd’hui de votre part ?

P.M.N : J’ai appelé votre rédaction parce que le journal a fait des affirmations que je juge à la fois tendancieuses et dangereuses en faisant un usage abusif de ma photo.

Le P. : Pourquoi la publication de la photo d’un homme public représentatif d’un échantillon des leaders de la majorité au Niari devrait-elle vous étonner ?

P.M.N : Représentatif du complot et de la démission? Pourquoi choisissez-vous un leader parmi d’autres pour faire de telles assertions ? Justin Koumba, Michel Nguimbi et Pierre Mabiala forment-ils un conglomérat de comploteurs ? N’ignorez pas le poids de l’image. Vous ne pouvez pas afficher des images, dire des choses et empêcher aux gens d’imaginer que c’est l’image qui apparait comme acteur principal. Vous nous livrez à la vindicte.

Le Patriote : N’êtes vous pas membre de la majorité présidentielle ?

P.M.N : La majorité n’a pas de visage. Alors il ne fallait pas mettre d’image.

Le Patriote : A quel niveau apparaît le complot ?

P.M.N : Quand le journal évoque le complot et la démission. A quel niveau Le Patriote juge que j’ai démissionné ? Compte-t-il mes descentes et mes actions sur le terrain ?

Le Patriote : Pourquoi ne rivalisez-vous pas d’ardeur dans un travail de fond à la veille d’une visite officielle du président dans le Niari ?

P.M.N : Qu’entendez-vous par travail de fond ? En amont de la municipalisation, j’ai été le premier à lancer la mobilisation des élus et des autres cadres du Niari. Aujourd’hui, elle est deve-nue la règle. Ceux de la Cuvette-Ouest, la Cuvette et du Pool l’adoptent. Le Niari était premier à la construire sur mon initiative. Je vois mal qu’on puisse me considérer comme quelqu’un qui fait preuve d’apathie, qui ne fait rien et qui est dans un complot.

Le P. : Le déficit de commu-nication ne peut-il pas être assimilé à une d’absence sur le terrain ?

P.M.N : Je considère qu’il y a une démarche déontologique à suivre dans un journal d’inves-tigation. Quand vous faites des assertions du genre le Niari est orphelin on ne sait de qui ; qu’il y a complot sans dire où ; qu’il y a démission sans dire qui démissionne, attendez-vous à la contre-attaque. Sur la base déontologique, le journal a failli. J’ai une idée sur son orientation et sa ligne éditoriale. Cependant, je ne tolère pas que certaines choses puissent se dire sans être bien vérifiées. Il y a des mots qu’on ne peut pas utiliser dans pareil cas. En parlant du complot, ne savez-vous pas que des gens ont été tués, emprisonnés ou mar-ginalisés rien qu’en prononçant ces mots ?

Au moment où nous parlons de l’unité nationale, de la cons-truction de la nation, alors que nous sortons d’une guerre civile, pourquoi utilisez-vous le Niari qui est un passé pouvoir ? Que veut-on dire et susciter ? Que voulez-vous dire en parlant de complot dans le Niari ? C’est pourquoi je m’offusque en disant que dans le Niari il n’y a pas de complot.

Le Patriote : Ne constatez-vous pas qu’il y a déficit d’activisme des acteurs de la majorité dans le Niari ?

P.M.N : Où est ce qu’il y a plus d’activisme ? On construit des routes au nord du pays. On en fait à Pointe-Noire, partout. Voulez-vous dire que le président de la République a choisi une seule orientation pour tout faire seulement dans le Niari ? Quel élément de mesure avez-vous ?

Le P. : Est-ce la publication de votre photo qui vous choque tant ?

P.M.N : Ce n’est pas seulement pour ma photo. Le contenu de l’article touche ma personne et le Niari. D’autres comme vous l’écrivez, ont dit que le Niari est hostile au pouvoir. Je me suis présenté député PCT, unique candidat à Dolisie alors que d’autres se cachaient. On m’a promis la défaite sous ce label. C’est pour dire que ces assertions qui consistent à affirmer qu’une population est hostile à un pouvoir sont dangereuses. En tant que député de la majorité, du pouvoir et au pouvoir, je n’accepte pas qu’on jette l’anathème sur une population en l’indexant comme étant l’unique qui n’est pas contente de la municipalisation. Le Niari n’avait pas un cahier de charges. C’est le gouvernement qui a décidé de faire ce qu’il a fait. Ne donnez pas au Niari la responsabilité de juger la municipalisation accélérée. Moi et le département n’acceptons pas ça. Le président de l’Assemblée nationale et le ministre Mabiala peuvent répondre. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne répondent pas que c’est devenu la règle. Vous n’allez pas vous demander pourquoi Nguimbi répond alors que les autres sont calmes. C’est mon droit. Je suis un citoyen libre. Peut-être qu’ils n’ont pas lu le journal. Ne minimisons pas le problème en disant que je réagis parce que c’est moi. Je suis rentré au Congo en 1999. J’ai été considéré comme traitre des traitres dans ma famille. J’ai fait la campagne du président. On ne peut pas me juger d’apathie ou d’inertie.

Le P. : Croyez-vous qu’il s’agit d’un jugement subjectif ?

P.M.N : C’est un jugement fait à des acteurs politiques parmi lesquels moi. Ce n’est pas parce qu’il y a des passifs que moi j’avale. Ne m’emmenez pas à me taire sous prétexte qu’on n’a pas fait un syndicat d’hommes politiques du Niari pour répondre au journal. Je réagis individuelle-ment et j’assume ma responsabilité. Si vous n’avez pas mis ma photo, je ne vous aurais peut-être pas répondu. Le fait de mettre ma photo c’est que vous avez recon-nu que je suis parmi eux.

Le P. : Avez-vous fait des réalisations qui démontrent le contraire de l’article ?

P.M.N : Grâce à notre action, nous avons installé la radio que nous avons offert au Conseil départemental, pour taire la désinformation dans le Niari. Ensuite, prélude à la munici-palisation accélérée de 2006, nous avons créé la radiotélévision nouvelle alliance (RTNA).

Le P. : De qui parlez-vous en évoquant le nous ?

P.M.N : Il s’agit de moi, Pierre Michel Nguimbi. C’est à travers mon association le CREDO que nous avons agi.

Le Patriote : Pourquoi ne mettez-vous pas en exergue ce qui se fait dans le Niari dont la route Pointe-Noire-Dolisie ?

P.M.N : Quand on bénéficie d’une route magnifique à l’instar de la route lourde dont vous parlez, on ne peut plus transporter les passagers en les surchargeant. Vous ne ressentirez pas le bonheur. Je me suis fait transporteur avec un coaster de 31 places. On ne peut transporter que 25 personnes. Les clients sont aux soins des hôtesses. Ils peuvent suivre les films ou les clips et prendre du jus frais. Nous avons donné un contenu plus moderne à la route lourde. Au niveau de l’agriculture, nous avons créé un fonds de financement qui apporte des crédits aux populations entre 100 000 à 500 000 francs. Nous sommes actuellement sur un projet d’insertion des jeunes. Des kits d’insertion en menuiserie pour les garçons et en coupe-couture pour les filles. Nous avons implanté un centre de santé intégré au quartier petit Zanaga alimenté en médica-ments. On ne peut pas dire que je n’accompagne pas le chef de l’Etat.

Le P. : Est-ce aussi à tort qu’on reproche aux cadres leur manque de dynamisme ?

P.M.N : Nous avons nos instruments politiques que sont Le CREDO, les Amis de Michel Nguimbi et les petits Denis. Ne savez-vous pas que la politique a un coût ? Certains disent qu’on ne fait jamais la politique avec son argent. Je me suis brûlé les ailes parce qu’après avoir engagé des choses, les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes attentes. Nous avons lancé la dynamique de la campagne électorale du président, on a fait des tas de choses. J’étais élu sur le label PCT, parfois je me demande qu’est-ce qui se passe si je fais le bilan. Je suis humain. Je suis à l’aise parce que je suis du pouvoir. Je suis serein. Mais n’empêche que je m’interroge pour reprendre certaines initiatives. J’ai trouvé une autre forme d’action. Je suis toujours présent dans ma ville et j’accompagne les populations au quotidien face à leur paupérisation.

Le P. : Que peut-on attendre de vous à l’occasion de la prochaine visite du Chef de l’Etat à Dolisie ?

P.M.N : Il ne faut pas traiter la chose comme telle. Le président de la République se déplacera dans un cadre officiel. Il ne faudra pas qu’on en fasse un relais politicien. En tant qu’acteur de la majorité, je m’inscris avec le PCT dans tout ce qu’il a prévu à cet effet. Je jouerai le rôle que mon parti voudra bien me confier. Je proposerai un certain nombre d’initiatives.

Le P. : Souhaiteriez-vous être reconduit candidat du PCT aux législatives de 2012 à Dolisie 1 ?

P.M.N : Membre du PCT siégeant au comité central, je suis en mission. Je suis de ceux qui pensent que n’est pas candidat qui le veut. Il y a d’abord le fait que le parti vous fait confiance et pense que vous pouvez jouer un rôle. Même si je voudrais être député, je pense que j’attends de mon parti un signal. Il pourra même m’orienter vers une circonscription autre que celle qui est la mienne aujourd’hui. Je suis au service du parti et je respecte la ligne du parti.

Le P. : Que diriez-vous en conclusion ?

P.M.N  : Je voudrais vous rappeler votre devoir de journaliste d’in-vestigation. Il ne faut pas utiliser des mots sans en imaginer la force, ni mesurer la consé-quence. Je crois que dans cet article, le rédacteur a fait preuve d’amateurisme et de machia-vélisme. Je ne voudrais pas qu’il fasse l’amalgame entre le voyage du président, municipalisation accélérée, les populations de Dolisie et l’action des acteurs politiques du Niari. Ce n’est pas bon de juger les acteurs politiques du Niari. Tous, du Pool à la Cuvette peuvent être jugés. Ce n’est pas la peine d’entrer dans ce jeu. Quand vous écrivez ce type de propos, évitez d’affirmer. Voulez-vous dire que si l’on ne peut pas obtenir mieux dans le Niari c’est à cause des gens dont vous avez publié les photos ? Ne me dites pas que les populations de la Cuvette sont satisfaites à 100%. Pourquoi ne faites vous pas un article sur la Cuvette ?

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© Ernest Otsouanga