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Les travaux du barrage hydroélectrique de Liouesso réalisés à plus de 50%

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Les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Liouesso, dans le département de la Sangha, sont réalisés à plus de 50%. Le chantier a été visité le 20 mars 2015 par une forte délégation, conduite par le ministre à la Présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, Jean Jacques Bouya.

Jean Jacques Bouya et sa délégation ont visité toutes les différentes parties du chantier du barrage, notamment le batardeau où se trouvent des conduites forcées qui amèneront l’eau vers l’usine ; la retenue où sera créée la chute d’eau ; l’évacuateur de crue ; l’usine qui produira de l’électricité, etc. Les travaux sont exécutés par la société China Gezhouba Group Company Limited (CGGC), pour un montant de plus de 54 milliards de francs CFA.

La centrale hydroélectrique de Liouesso aura une capacité de 19,2MW et possédera 3 groupes à turbines de 6,4MW chacune. La première pierre de construction ce barrage a été posée le 18 mai 2012 par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Mais les travaux ont démarré en septembre 2012, par l’installation du chantier. Le 15 mai 2013 a marqué le début des travaux d’excavation de la galerie de dérivation. Le percement de la galerie quant à lui a débuté le 13 juillet 2013. Construit sur la rivière Lengoué, le barrage de Liouesso est situé à 84km de Ouesso, le chef-lieu du département de la Sangha, à 7km du village Liouesso et à 116km de la rivière Mambili. Son objectif est de «produire de l’électricité de façon à satisfaire à la demande de consommation», indique un tableau affiché sur place devant la base-vie de la société CGGC.

Les principaux ouvrages à réaliser sont : une digue en enrochement en amont ; une usine équipée de trois turbines de 6,64MW de puissance installée chacune et de deux transformateurs d’une capacité de 25MW chacun ; un évacuateur de crue ou déversoir avec deux orifices permettant d’évacuer l’eau en cas de crues ; une galerie de dérivation provisoire ; une galerie de vidange de fond ; un poste de couplage extérieur 110/11kv ; une route d’accès reliant la route nationale au barrage ; une cité d’exploitation de 36 bâtiments comprenant 40 logements pour les cadres supérieurs, techniciens et agents de conduite, un dispensaire, une école, un hôtel, un restaurant, un poste de distribution électrique, un système de distribution d’eau potable.

Selon les ingénieurs chinois et congolais que nous avons abordé sur place, à la date du 20 mars 2015, le taux d’exécution des travaux était estimé à 60% et se présentait comme suit : installation du chantier et réalisation des ouvrages provisoires terminée ; excavations terminées sur une longueur de 305m ; excavations en roches réalisées à 100% ; bétonnage pour la prise d’eau réalisé à 56% ; bétonnage pour l’usine réalisé à 56% ; remblais en enrochement de la digue réalisés à 55% ; excavations pour l’évacuateur des crues réalisées à 65% ; excavations pour le poste de couplage à 100% ; cité d’exploitation à 100% (fondations de 20 logements de type A terminées, celles des logements de type B sont en cours de construction).

Le ministre Jean Jacques Bouya s’est réjoui du niveau d’exécution actuel d’exécution des travaux. Il s’est exprimé en ces termes : «Ce que nous venons de voir est un travail impressionnant. On peut être satisfait puisque la plupart des tâches à accomplir dépassent les 55% à 65%. Dans certaines places, les tâches sont déjà entièrement accomplies. On peut dire que nous sommes au-dessus de 55% du niveau de réalisation des travaux. Dans les 16 mois à venir ce barrage pourra être rendu disponible et opérationnel, que le Président de la République a voulu mettre en place dans cette partie du pays».

Les ingénieurs de la société CGGC ont signalé quelques difficultés rencontrées dans la réalisation du projet, parmi lesquelles : le retard du paiement, le traitement de la zone d’argile sous la fondation du barrage, les pluies abondantes dans la zone du projet, l’insuffisance de la main d’œuvre locale, la pénurie du carburant. Selon Jean Jacques Bouya, les alinéas constatés au moment de la réalisation du projet pourraient porter le coût des travaux à la hausse. Par exemple, le traitement de la grande nappe d’argile qui a été trouvée entre les roches dont les profondeurs dépassent 20 mètres. Déjà, le coût global des travaux initial est de 54 milliards de francs CFA.

Le projet concerne également la construction des lignes de transport d’énergie associées à la centrale, ainsi que d’autres ouvrages. Ici, le projet est réalisé par la société CMEC, à hauteur de plus de 17 milliards de francs CFA. En effet, pour l’évacuation de l'énergie électrique produite par la centrale hydroélectrique de Liouesso vers Ouesso et ses environs, il est prévu la construction d’une ligne de 110kv, longue de 74km ; d’un poste haute tension 110/30kv d’une capacité de 2x10 MVA à Ouesso et d’un poste 30/20kv pour son raccordement au réseau existant de distribution 20kv de la ville de Ouesso. Ce réseau de transport sera complété par une ligne de 30kv Ouesso-Mokéko, avec deux postes de distribution de 250KVA à Mokéko.

De manière générale, le barrage de Liouesso apportera une nouvelle impulsion aux activités socioéconomiques dans la Sangha. Il permettra à la ville de Ouesso et aux autres localités (Souanké, Sembé, Pokola, etc.) de tirer profit des bienfaits du courant alternatif. Certaines localités des départements voisins de la Cuvette et de la Likouala pourraient aussi être alimentées par ce barrage.

Selon le ministre Bouya, la centrale et le réseau de transport vont résoudre de façon pérenne, le déficit récurrent de l’offre d’énergie et réduire la dépendance actuelle de Ouesso de 100% de la production thermique fournie occasionnellement et à des horaires réduits. Ce projet intègre le programme du gouvernement, qui met un accent sur la construction des infrastructures de production de l’énergie : la construction de la centrale électrique à gaz du Congo (CEC) d’une capacité de 300 MW avec possibilité d’extension à 600 et 900MW ; la construction du barrage d’Imboulou (120MW) ; la construction de la centrale thermique de Brazzaville (31MW) ; la réhabilitation du barrage de Moukoukoulou (74MW). La production nationale d’électricité a augmenté, passant de 89MW en 2000 à 591,5MW actuellement en 2012. La longueur du réseau de transport d’énergie, quant à elle, est passée de 718 à 1590km.

Gaspard Lenckonov

Source Congo Site


 

Commentaires  

 
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