23/03/2017

Dernière mise à jour09:55:39 PM GMT

Vous êtes ici >> Actualités Régions Sangha Le département de la Sangha s’annonce comme un futur grand pôle économique

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le département de la Sangha s’annonce comme un futur grand pôle économique

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Les économistes qui observent le développement de la Sangha n’hésitent pas d’affirmer que ce département sera incontestablement un grand pôle économique dans les futures années, au regard de ses énormes potentialités : sa situation géographique ; ses ressources naturelles ; sa position stratégique ; son relief, son climat et son hydrographie ; les infrastructures en construction et en réhabilitation ; sa population, etc.

Le département de la Sangha est situé dans le Nord du pays. Il a pour voisins les départements de la Cuvette, de la Cuvette-Ouest et de la Likouala. Il a également des frontières avec le Cameroun, le Gabon et la République Centrafricaine (RCA). Son chef-lieu est Ouesso, une ville fondée en 1891 par l’administrateur colonial Gaston Pierre Gaillard.

La Sangha s’ouvre sur une partie de la sous-région d’Afrique Centrale. Cette position géographique constitue un des atouts majeurs pour son développement. En effet, longtemps tournée vers le Cameroun, la Sangha qu’on appelle déjà le «triangle d’or du Congo», est un carrefour sous-régional grâce à la construction de la route Owando-Makoua-Ouesso. Classée bretelle de la transafricaine entre Lagos et Mombasa, cette route est un prolongement de la route nationale n°2 qui relie la capitale politique Brazzaville à la ville de Ouesso. A côté de cette route, se trouve la route Ketta-Djoum reliant le Congo et le Cameroun. Première route d’intégration entre deux pays de l’Afrique Centrale, la route Ketta-Djoum est longue de 1624,5km. Elle fait partie du réseau consensuel de l’Afrique Centrale qui compte 34.490km recensés dans l’espace de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), avec ses dix pays : Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, République Centrafricaine (RCA), République démocratique du Congo (RDC), Sao Tome et Principe et Tchad. Ce tronçon entre Ouesso (Congo) et Sangmélina (Cameroun) distant de 620km environ, a été identifié comme maillon manquant de la liaison : il n’existait pas de route circulable en toutes saisons reliant les deux pays.

D’autres mutations qui s’opèrent actuellement dans la Sangha et qui vont changer le profil économique et social de ce département proviennent du domaine de l’économie. Les activités économiques dans la Sangha s’étaient tournées vers l’exploitation forestière et la transformation du bois, ainsi l’agriculture vivrière, notamment la culture du manioc, de la banane plantain, du maïs, d’arachide. Faute de route, cette agriculture était destinée à l’autoconsommation. La Sangha dépendait largement du Cameroun, tant pour son approvisionnement en denrées, matériel et objets de toutes sortes que pour l’évacuation de ses productions. Grâce au bitumage de la route reliant Brazzaville et Ouesso, la donne a changé. L’essor des infrastructures de transport a entraîné celui de l’économie départementale.


Des opérations de recherche minière se multiplient. Les bases économies se diversifient et s’étendent aux transports routier et aérien. Si l’Etat peut créer des mesures permettant aux entreprises à utiliser les voies de communication congolaises et le port autonome de Pointe-Noire pour leurs importations et exportations. Au lieu de passer par le Cameroun ou le Gabon, la Sangha apportera une plus-value important à l’économie du pays. Ce recentrage n’exclut pas le renforcement des échanges entre le Congo et les pays voisins. Les connexions routières avec le Cameroun et la RCAC permettront à la Sangha de conforter sa vocation de carrefour et de tirer pleinement profit de sa situation géographique pour son développement et celui de l’intégration régionale.

Les ressources naturelles de la Sangha garantissent l’installation des entreprises. Aux sociétés déjà existantes, surtout dans l’exploitation du bois, se sont ajoutées d’autres dans le domaine de l’agro-industriel. Parmi ces nouvelles sociétés figurent Atama Plantation, une société malaisienne qui a investi environ de 372 milliards de francs CFA pour la production d'huile de palme. Atama Plantation entend produire environ 720.000 tonnes par an d'huile de palme et 200.000 tonnes par an d'huile de palmistes. Il y a également la société Eco Oil Energie, qui a repris les activités de Sangha-Palm, pour un investissement de 351 milliards de francs CFA.

La biodiversité compte aussi parmi les atouts économiques de la Sangha. Ce département dispose d’un complexe transfrontalier situé au point de rencontre entre le Congo, le Cameroun et la Centrafrique. Ce complexe transfrontalier, appelé Trinational de la Sangha (TNS), est inscrit depuis 2012 au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Cette valeur universelle exceptionnelle, consacrée à la conservation de la nature, couvre une superficie de 750.000 ha et comprend des sites naturels merveilleux (Mont Nabemba, à une cinquantaine de kilomètres de Souanké, qui est le point culminant du pays avec environ 1020m d'altitude) et trois parcs nationaux contigus, enchâssés dans l’immense forêt primaire du nord-ouest du bassin du Congo : Nouabalé-Ndoki (Congo), Lobéké (Cameroun) et Dzanga-Ndoki (RCA).

La Sangha est la quatrième zone économique spéciale (ZES) du Congo, d’une superficie de 64.520 hectares. Les études montrent que les activités ou les filières industrielles qui y seront développées seront centrées essentiellement autour de la transformation du bois pour la fabrication des meubles, les constructions immobilières, etc. Il y aura également la filière café et cacao, en exploitant toute la valeur ajoutée que donne cette filière.

Le relief, le climat et la végétation de la Sangha facilitent le développement des activités agricoles. L’implantation des banques comme la Banque congolaise de l’habitat (BCH), Ecobank et la Banque commerciale internationale (BCI), la Congolaise de banque (LCB), le Crédit du Congo et les Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (Mucodec), contribue également au développement économique de la Sangha.

Gos-Gaspard Lenckonov


Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir