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Homicide à Ouesso : Une sexagénaire violée et tuée dans un champ

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Une femme de 66 ans connue sous l’appellation de «Mémé Henriette» a été violée puis tuée le 19 octobre 2011 à Ouesso.

Le corps sans vie de la vieille dame a été découvert aux environs de 17 heures entre les sillons, dans son propre champ. L’enquête ouverte à cet effet par la police a permis d’arrêter des présumés coupables. Il s’agit de deux sujets étrangers qui seraient à l’origine de l’homicide.

L’émotion était grande lorsque la dépouille mortelle a été amenée à la résidence privée de la victime au quartier Ngongo, non loin de l’église évangélique de Ouesso, dans l’arrondissement II Mbinzo. Ses voisins ont poussé des cris de détresse et de désolation mêlés aux pleurs et malédictions prononcées contre les auteurs d’un crime d’une exceptionnelle cruauté. Le corps de «Mémé Henriette», s’est retrouvé sans habits, partiellement brûlé, la bouche et les yeux ouverts. A 66 ans, «Mémé Henriette» était une dame de troisième âge qui n’acceptait pas de vivre de charité ou de tout attendre de sa progéniture. Mère de onze enfants dont des hauts cadres et plusieurs petits fils, elle travaillait pour se nourrir et subvenir à certains besoins de ses petits fils qui lui rendaient visite de temps en temps. En dépit du poids de l’âge, sa force physique contrastait avec son prototype. Ses voisins racontent qu’elle se soutenait parfois avec une canne et partait régulièrement au champ, pratiquait la cueillette et la pêche pour survivre. La vieille dame était la mamelle nourricière de Ngongo. Généreuse, elle partageait de façon inconsidérée et inconditionnelle. Cette dame n’a jamais eu d’altercation avec un voisin. Même si cela était arrivé, elle ne méritait pas cette mort violente, humiliante et déshonorante, confesse Ida, habitante du quartier.

Ce mardi matin-là, quand elle quittait sa résidence pour son champ, la vieille dame ne savait pas que le destin avait décidé autrement et qu’elle ne reviendrait plus vivante. Selon ses habitudes «Mémé Henriette» regagnait sa maison avant 15 heures. Travailleuse inlassable, elle avait résolu de se rendre au champ ce jour là, malgré une menace de pluie. Arrivée au champ, elle avait désherbé quelques sillons et fait d’autres. Au lieu du crime, tout laissait croire qu’elle s’était débattue avant d’être violée, frappée à la tête, brûlée à certains endroits du corps, tuée et abandonnée au milieu des sillons.

C’est en fin d’après-midi que ses proches ont commencé à s’inquiéter de son retard au vu de ses heures de retour à la maison. Certains parents et voisins ont décidé de la suivre au champ. Arrivés sur les lieux, ils ont lancé en vain des appels. Dans le doute, ils ont sillonné tout le champ. Dans leur recherche, des indices de bousculades étaient visibles, notamment des sillons piétinés et des boutures de manioc détruites. Des morceaux d’habits qu’elle portait trainaient un peu partout. A quelques mètres, c’est l’inimaginable. Un cadavre mutilé, la bouche et les yeux ouverts, la tête enflée, c’est le corps inanimé de «Mémé Henriette».

Le coup mortel lui aurait été administré à la tête. Son crâne probablement cassé, le cadavre présentait des brûlures aux bras, à la poitrine, un peu partout. Sa peau se détachait déjà de la chair. Dans la foule, certains devins ont révélé que la bouche et les yeux ouverts après sa mort présageaient qu’elle serait achevée parce qu’elle pouvait reconnaître ses assassins, une fois revenue en vie. Craignant d’être trahis, ses bourreaux l’auraient achevée.

Si les motifs du forfait ne sont pas encore connus, les présumés auteurs du crime sont par contre mis aux arrêts par les services de police. La plupart des habitants de Ngongo affirment que le mode opératoire confirme bel et bien qu’il ne s’agit pas d’un acte perpétré par les Congolais. De lourdes présomptions pèseraient sur des sujets étrangers vivant à Ouesso et qui ont des champs non loin du lieu du crime.

© Ernest Otsouanga


Commentaires  

 
0 #1 Keffieh 28-09-2015 22:16
Une fois de plus, mes compliments pour votre site vraiment bien rédigé.
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