24/08/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Encore un mort du fait des gaz lacrymogènes à Brazzaville !

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Les faits se sont déroulés à la Maison d’Arrêt de Brazzaville où deux détenus ont tenté de s’évader en trompant la vigilance des agents pénitentiaire. Ces derniers s’étaient cachés dans les toilettes au moment de la fermeture des cellules, à 16h.

Le personnel pénitentiaire n’a pas eu du mal à remarquer leur absence au moment de la vérification des présences. Il ne s’est non plus donné trop de peine pour les retrouver dans leur cachette.

Une fois repérés, au lieu de procéder à leur extirpation des toilettes, en utilisant des voies recommandées, le chef de la détention, un certain Guy Olondo, a pulvérisé dans ladite cachette, une quantité énorme de gaz lacrymogènes au point de les asphyxier. Le plus fragile des deux, Tsika Gildas, de nouveau dans la cellule de détention, n’a fait que vomir du sang. Malgré le fait que ses codétenus l’ont signifié à l’administration pénitentiaire et sollicité une intervention médicale, Tsika Gildas a été abandonné à son triste sort. Le Mardi 31 Mars 2013, à 6 h, il a succombé. Son corps sans vie a été déposé, très tôt, à la morgue municipale de Brazzaville. Reste à savoir si l’Etat prendra la charge de son enterrement !

Et comme au Congo-Brazzaville règne une impunité totale, Monsieur Guy Olondo sera-t-il poursuivi et condamné pour ce crime commis dans l’exercice de sa fonction ? En effet, au chef de la détention n’a jamais été conféré le pouvoir d’occasionner la mort des détenus, mais plutôt la mission de les sécuriser, les garder et les maintenir en détention jusqu’à ce que la République en aura décidé autrement. Surtout qu’au Congo, il n’y a pas de peine de mort. Mais, profitons de cette occasion pour dire que toute cette pagaille a lieu sous la barbe du Directeur Général de la Maison d’Arrêt, Monsieur Gonielé Lambert. Lui-même Cerbère du pouvoir, chargé de garder des personnes illégalement arrêtées et détenues par ses maîtres.

L’histoire retiendra de ce monsieur qu’il a cautionné l’arbitraire et soutenu la dictature. Enfin, il s’agit d’un personnage des plus cyniques qui, après s’être enivré de boisson, pourquoi pas du chanvre, se permet de placer dans une cellule noire appelée ¨QD¨, de simples visiteurs des détenus. Alors qu’il n’a pas le pouvoir de détenir quelqu’un, sauf si celui-ci lui est envoyé par un juge d’instruction conformément à la loi. Mais que voulez-vous, il est à l’école de l’injustice et de l’arbitraire !

Guy Milex Mbondzi


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