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Brazzaville : le nouveau marché Total de Bacongo opérationnel depuis mardi

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Les étals en béton de ce marché, inauguré en février par le Président de la République, ont été occupés depuis mardi par des commerçants préalablement recensés. C’est dans une ambiance foraine que vendeurs et clients échangent dans ce nouvel espace qui a mis longtemps pour démarrer en raison des divergences entre occupants.

Marché Total. Mardi à 12h. Le plus grand marché de Brazzaville, donc du Congo, situé à Bacongo dans le deuxième arrondissement, affiche une belle image. Motif : d’importants travaux entièrement financés par l’État pour plus de 6 milliards de francs CFA sont passés par là. Même si les quelque 2 885 places disponibles n’ont pas encore été occupées, 70% des étals ont désormais leurs occupants.

La mairie s’est servie des « responsables de denrées » pour établir les zones en fonction d’aliments. Dans le hall principal, on retrouve des vendeurs de légumes, de viande, de poisson frais tandis qu’à l’étage les épices et autres poissons fumés ou salés s'étalent à perte de vue. C’est également là que sont érigés les bureaux du régisseur du marché chargé de régler les problèmes journaliers et de réguler la vie du marché.

Depuis hier, en effet, le module A du marché est désormais envahi de monde. La municipalité de Brazzaville a tenu à libérer un goulot qui bloquait jusque-là l’entrée définitive. La mairie, explique-t-on, voulait s’assurer que l’affaire ne crée pas de remous, au regard de plusieurs commentaires faisant état de l’étroitesse du marché.

Les dispositions ont été finalement prises, mais la Direction des marchés qui a désormais ses bureaux dans un bâtiment R+1, construit dans l’enceinte du marché, fait déjà face à des plaintes multiples. « Nous gérons des contentieux multiples depuis hier. Nos bureaux ont été envahis par ceux qui n’ont pas encore de place et ceux qui veulent changer d’étals », commente un agent de la mairie.

Ces divergences entre la mairie et les mécontents s’expliquent. « Lors du recensement des commerçants, plusieurs vendeurs n’ont pas été enregistrés car s’identifiant comme propriétaires de table dans l’ancien marché. Ont été recensés ceux qui ont été trouvés sur place, donc les vrais commerçants. Aujourd’hui, tout le monde est locataire auprès de la mairie... Tous les cas sont gérés et petit à petit tous les étals seront occupés », explique-t-on.

Quand modernisation rime avec taxes

L’avenue Matsoua, où s’était érigé le marché Total en attendant les travaux de modernisation, s’est libérée même si elle a perdu son charme. Accessible désormais des deux côtés, Total observe les règles d’hygiène en attendant que l’avenue Matsoua soit réhabilitée avec l’assainissement des caniveaux bouchés et, éventuellement, le déguerpissement des vendeurs qui bloquent encore la rue Mère Marie qui côtoie le mur du marché.

Pour garder le marché propre, la mairie a décidé de céder le nettoyage à un concessionnaire. La municipalité qui dit ne pas s’attarder sur cette taxe hebdomadaire ne fermera pas les yeux sur la taxe prélevée sur chaque table, soit 50 FCFA le jour. Autre taxe ciblée par la mairie : la « taxe départementale » de 2000 FCFA que verse chaque commerçant par année. « Ce n’est pas beaucoup, mais certains boudent déjà. Pourtant les tables leur ont été gratuitement cédées, contrairement aux rumeurs qui circulaient», explique Oscar Ipangui, agent a la Direction des marchés.

Une gestion informatisée

Pour assainir ses recettes, la mairie envisage pour le marché Total de Bacongo une gestion informatisée. Grâce à une récolte des taxes à l’aide d’un appareil électronique sur la base des codes à barre installées sur chaque étal, aucune recette n’échappera à l’État, expliquent, sourire aux lèvres, des agents de la municipalité. « Le système est relié à une base de données. Et le code à barres permet l’identification de chaque vendeur et son profil. Il y a une traçabilité des recettes et le vendeur est d’autant plus rassuré par le reçu qu’il reçoît automatiquement », ajoutent-ils.

Dans le même élan, des vendeurs seront désormais identifiés au moyen des badges. Des murmures font état d’uniformes également. Une série de mesures, non encore dévoilées, sommeillent dans les parapheurs du Secrétariat général de la mairie de Brazzaville. Tout ceci se fait, en attendant la construction de second module, plus grand, qui va coûter 24 milliards de francs CFA.

Quentin Loubou

Adiac


 

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