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Les Indiscrets de Brazzaville du 20/03/2011

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Un motard imprudent prend un piéton de plein fouet au centre-ville de Brazzaville

L’insouciance semble être la chose la mieux partagée chez les motards congolais. Malgré l’obligation du port de casque, les motards sur moto K.t.m, surnommée Djakarta, se plaisent à s’en passer et à rouler comme ils l’entendent, prenant des airs fanfarons. Mais, lorsque survient un accident… C’est ce qui est arrivé, mercredi 16 mars dernier, vers midi, au centre-ville de Brazzaville, sur avenue Denis Sassou Nguesso, juste en face du siège de la direction générale de la S.n.e (Société nationale d’électricité). Alors que la circulation automobile bouchonnait, un policier sur une moto Djakarta a eu le malin plaisir de rouler au milieu des deux files de véhicules, à une allure soutenue. Brusquement, un jeune piéton ayant traversé la première file de véhicules a jailli au milieu de la voie, car voulant traverser en courant. Le motard l’a pris de plein fouet. Le choc a produit un bruit assourdissant. Les deux (le motard et le piéton) sont tombés sur la chaussée goudronnée, entre les véhicules qui, heureusement, avançaient tout doucement. C’est le motard qui a eu un traumatisme important. Non seulement il saignait de la bouche, mais, encore, il était étourdi, sa tête s’étant retrouvée juste devant la roue avant d’un taxi, quand il était tombé. Ses collègues policiers ont accouru et l’ont retiré du milieu des véhicules, pour le faire asseoir au bord de la voie. Le jeune piéton s’était vite relevé et a couru pour s’asseoir au bord de la clôture de l’immeuble de la S.n.p.c, à côté de l’arrêt de bus, se tordant de douleur à l’abdomen. Un accident bête dû à l’imprudence d’un motard qui roulait au milieu de la voie. On devrait exiger le port du casque aux personnes roulant à moto.

Un citoyen se plaint de l’irruption des policiers à son domicile, à 5h du matin

La scène s’est passée le mardi 12 mars 2011, à Loua-Kibina, un quartier de l’arrondissement 1 Makélékélé, dans la banlieue Sud de Brazzaville.  Près d’une dizaine de policiers de service au commissariat de police de cet arrondissement ont fait irruption au domicile d’un citoyen, à 5h du matin, mais ils n’étaient pas munis de convocation. Tiré de son sommeil, le citoyen recherché a curieusement remarqué la présence d’un de ses cousins parmi les policiers. Prié de monter à bord de leur véhicule et conduit au commissariat de police de Makélékélé, on lui a signifié qu’il détenait un procès-verbal de conseil de famille qu’il traînait à signer. Il s’en est défendu, expliquant que les termes du procès-verbal n’étaient pas consensuels et que, par ailleurs, ledit conseil de famille n’en était pas un, puisque tenu au domicile d’un chef de quartier et en l’absence de plusieurs personnes importantes de la famille. Convaincus par sa ligne de défense, les policiers l’ont finalement relaxé et suggéré que le différend se règle en famille. Cette intervention suscite quand même des interrogations, car la loi considère le domicile comme inviolable.

La gendarmerie d’Owando remonte les bretelles aux chauffeurs

On enregistre trop d’accidents de route à Owando, chef-lieu du département de la Cuvette. Celui qui s’est produit le 19 février dernier a occasionné douze blessés, dont six grièvement, et des dégâts matériels importants, notamment la mise hors d’usage du véhicule de transport de marque Toyota Hiace qui les transportait. Si bien que le commandant de la brigade de gendarmerie locale, le lieutenant Berenger Mavioka, est sorti de sa réserve. Il a comme tapé du poing sur la table. En tout cas, il a interpellé la conscience des chauffeurs et exigé d’eux la prudence, le respect de la vitesse requise dans la conduite de leur véhicule et des règles du code de la route. Oui, il faut bien, parfois, remonter les bretelles aux chauffards qui peuplent nos routes.

Encore deux braconniers devant la barre

Les braconniers se succèdent à un rythme accéléré devant la barre. Tant mieux! Deux citoyens, l’un de nationalité congolaise, l’autre, ressortissant chinois, vont comparaître devant le tribunal de grande instance de Brazzaville, à partir du 30 mars 2011. Le premier avait été appréhendé, le 11 août dernier, vers le marché de Moungali, dans le quatrième arrondissement de la ville-capitale, en possession de six pendentifs sculptés en forme d’éléphant et de trois autres en forme de dent. Quant au second, intercepté à l’aéroport international Maya-Maya, le 22 janvier dernier, il s’apprêtait à s’envoler en direction de son pays avec cinq défenses d’éléphants, quatre-vingt baguettes en ivoire, des hankos (sceaux traditionnels), trois statuettes, ainsi que de nombreux autres petits articles et des écailles de tortue. Le concours du P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage) est de beaucoup pour leur interpellation. Pourquoi la célérité avec laquelle sont présentés, devant le juge de la troisième chambre correctionnelle, ces derniers temps, ceux qui violent la loi sur la faune et les aires protégées n’est pas la même que pour les bandits armés qui tuent des innocents?

Un couple meurt par noyade dans le fleuve Niari

Un couple revenant des champs situés sur l’une des  rives du fleuve Niari, mardi 15 mars 2011, s’est noyé dans ledit fleuve. Leur pirogue a chaviré au milieu du fleuve. Les deux époux, Elie Moutété et sa femme Rose Badoukounou, sont originaires du village Pont du Niari, tout juste à l’entrée du pont portant le même nom et réputé être le village de la grande pêche des crevettes dans le département du Niari. Les recherches se poursuivent encore, pour tenter de retrouver leurs corps. Il faut dire qu’en ce moment, le fleuve Niari est en crue et, donc, il faut bien s’y prendre pour le traverser

Coordination U.pa.d.s du département de Brazzaville : Gabriel Obongui démis de ses fonctions de président de la coordination

Le président de la coordination U.pa.d.s de Brazzaville, Gabriel Obongui, 82 ans, a été démis de ses fonctions, pour «trahison des principes du parti», au cours de la session extraordinaire de la coordination U.pa.d.s du département de Brazzaville qu’il était en train de présider, le lundi 14 mars 2011, au siège de l’U.pa.d.s. Pendant la session, les membres de la coordination ont pris l’option de le démettre, avant de rendre publique une déclaration.

Gabriel Obongui n’a pas terminé la session de la coordination U.pa.d.s de Brazzaville qu’il était en train de diriger. Les débats étaient houleux, sur son attitude d’être proche d’une tendance qui ne veut pas reconnaître la légitimité des instances  de transition mises en place. Les membres de la coordination lui ont demandé de dire la vérité sur ses fréquentations avec les responsables de cette tendance. Finalement, l’ayant accusé «de trahison des principes du parti», ils ont prononcé unanimement son éviction. L’intéressé est sorti de la salle, avant la fin de la session. Abordé à sa sortie, il a confié à la presse qu’il avait convoqué la session de la coordination U.pa.d.s de Brazzaville, pour sensibiliser les militants, de prendre, massivement, part à l’assemblée générale prévue par Victor Tamba-Tamba, à l’hôtel de ville.

Gabriel Obongui considère que c’est Victor Tamba-Tamba qui avait été élu comme permanent du parti. Se considérant comme légaliste, il a accepté la décision de son renvoi.

Signalons qu’au cours de cette session, il était question, pour les participants, d’examiner la vie de leur parti au lendemain du lancement officiel, le 16 janvier 2011, de la période de transition. Cette session, dont les travaux se sont déroulés à huis clos, s’est soldée par une déclaration de la coordination, lue par Patrick Kihoussa, président de la coordination de la jeunesse de l’U.pa.d.s. En voici l’intégralité:

«Nous, coordination de l’U.pa.d.s du département de Brazzaville, premiers secrétaires des fédérations et présidents des bureaux exécutifs fédéraux de la jeunesse, constatons:

- les tentatives de déstabilisation du parti par un groupuscule de vice-présidents, des cadres et dirigeants à la solde du pouvoir en place et en mal de leadership, qui continuent, sans gêne, leur manœuvre de sabotage et de complots politiques pour plomber le processus de réunification de l’U.pa.d.s fermement engagé;

- la tenue de réunions politiques en violation flagrante des statuts et du règlement intérieur du parti et de la charte de transition, des principes de l’U.pa.d.s et des valeurs d’unité et de cohésion, chères au président fondateur de l’U.pa.d.s, le professeur Pascal Lissouba;

- le mépris des aspirations et des attentes légitimes de la base du parti, la mise en quarantaine des rêves de jeunes, véritables héritiers de l’œuvre du président Pascal Lissouba, par certains dirigeants du parti à la recherche des postes ministériels par la matérialisation des intérêts égoïstes au dépens de l’intérêt général du parti;

- la trahison des principes du parti par le président de la coordination de l’U.pa.d.s du département de Brazzaville qui, sans se référer à sa hiérarchie, a tenté de mobiliser les militants du parti, ce en violation totale du règlement intérieur de l’U.pa.d.s (notamment l’article 138), en vue de participer à une pseudo assemblée générale, instance non prévue au niveau national par le règlement intérieur du parti (confère article 2, titre 1).

Face à toutes ces manœuvres politiques visant la déstabilisation du parti, nous coordination de l’U.pa.d.s du département de Brazzaville, premiers secrétaires des fédérations et présidents des bureaux exécutifs fédéraux de la jeunesse du parti avons unanimement décidé de;

- retirer notre confiance au président de la coordination de l’U.pa.d.s du département de Brazzaville pour faute grave;

- interpeller la direction politique nationale unifiée de l’U.pa.d.s en général et à la commission nationale de contrôle et de suivi de prendre toutes les mesures subséquentes, pour la bonne marche du parti».