Vous êtes ici >> Commissions Environnement Les Indiscrets à Brazzaville du 09/04/2011

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Les Indiscrets à Brazzaville du 09/04/2011

Envoyer Imprimer PDF

Accident du 05 avril 2011 sur le CFCO : un tué et un blessé

L’accident s’est produit dans la nuit du lundi 04 au mardi 5 avril 2011, sur le coup de 2 h du matin. Un train marchandises, transportant du carburant, parti de Pointe-Noire pour Brazzaville, a connu un déraillement, à environ 20 km de la capitale économique, entre les gares de Ngondi et Tombo.

Le déraillement accidentel de la locomotive a causé la mort du conducteur, répondant au nom d’Alphonse Sikemé, tué sur-le-champ, tandis que l’aide conducteur, blessé et admis à l’hôpital de Loandjili, s’en est tiré d’affaires. L’accident est dû à un ban de sable sur la voie ferrée, provoquée par la pluie du 5 avril. Les bans de sable encombrent la voie ferrée sur beaucoup d’endroits, ce qui nécessite le dégagement régulier de la voie, après une pluie ou un éboulement. Les services de Voies et Bâtiments (V.b) du C.f.c.o ont du pain sur la planche. S’il s’agissait d’un train-voyageurs, le nombre de victimes serait, sans doute, plus élevé. Alors, au C.f.c.o de veiller, sans répit, à l’entretien de la voie.

Des malfrats rentrent bredouille d’un braquage à Diata

Le dimanche 3 avril dernier, à Diata, un quartier de l’arrondissement 1 Makélékélé, à 15 h, sur l’avenue du 5 février, deux taxis s’arrêtent à quelques mètres d’une boutique d’alimentation tenue par des commerçants mauritaniens. Six hommes, en tenue militaire neuve, vert olive, en sorte armés de ceinturons et de matraques et se dirigent vers l’alimentation. Dès que les pseudos militaires sont entrés dans la boutique, ils se sont mis à rouer de coups toutes les personnes se trouvant à l’intérieur. Le vendeur, qui était seul à ce moment-là, a réussi à s’enfuir, en prenant, tout de même, quelques coups dans le dos, tandis qu’un client et l’un des hommes de main des propriétaires de la boutique étaient tabassés, jusqu’au sang. Un homme a essayé de récupérer la caisse qui est vide. Dans le voisinage, les gens étaient hébétés d’assister à cette scène insolite. Les quatre braqueurs sont remontés dans un taxi, après avoir essayé de rattraper le commerçant mauritanien. Le poste de police se trouve, pourtant, à une centaine de mètres du lieu du braquage, mais les policiers sont arrivés en retard. Selon les commerçants, les braqueurs seraient passés, le lendemain matin, en civil, devant leur boutique. C’est la troisième fois que cette boutique est l’objet d’un braquage.

A l’A.n.a.c, des travailleurs en colère ont exigé le départ du directeur général

Il y avait de l’électricité dans l’air, mardi 5 avril 2011, au siège de l’A.n.a.c (Agence nationale de l’aviation civile). On dit que la concession des aéroports internationaux Maya-Maya (à Brazzaville), Agostino Néto (à Pointe-Noire), et d’Ollombo (Département des Plateaux) à la société Aerco (Aéroports du Congo) fait beaucoup de mécontents. Certains travailleurs de l’A.n.a.c courent le risque de perdre leurs emplois, dès lors que la société Aerco a lancé ses activités, suivant la convention de cession signée avec le gouvernement congolais, le 14 décembre 2009. A cause de cette éventualité, plusieurs travailleurs ont fait éclater leur colère et exigé le départ du directeur de l’A.n.a.c. ils ont renié, aussi, certains responsables syndicaux. Un dispositif policier a permis de canaliser la manifestation des travailleurs en colère. Le directeur général de la police nationale s’y est même invité et a offert ses bons offices, comme médiateur. Il a tenté de faire comprendre aux travailleurs en colère de ne réclamer plus que leurs droits, le processus de concession des aéroports concernés étant irréversible. Pendant ce temps, le directeur de l’A.n.a.c, à qui la presse tentait d’arracher un avis sur la situation confuse qui régnait au sein de l’agence, refusait de s’exprimer, renvoyant d’un revers de main tout micro s’approchant de lui. En tout cas, la situation était quelque peu explosive, mais le calme est revenu. Affaire à suivre, néanmoins !

Le calme est revenu à Dolisie, après la fronde des ex-combattants cocoyes

Le début de la semaine était agité à Dolisie. Et pour cause, des ex-combattants, de la classe 96, étaient sortis dans les rues, pour revendiquer, de manière tonitruante, leur recrutement dans la force publique. Ils ont tenté d’ériger des barricades sur certaines avenues, notamment celle conduisant vers la paroisse Saint-Paul et une autre vers le siège du conseil départemental. Parmi eux, il y aurait eu des ex-combattants cocoyes de la classe 94, recalés. La police a réussi à remettre de l’ordre et au terme de négociations avec les autorités militaires locales, le calme est revenu dans la capitale de l’or vert.

Pas pour longtemps, puisqu’après, ce sont les travailleurs de la société chinoise « China state construction engineering corporation ltd », en charge des travaux de construction de la route Pointe-Noire/Dolisie, qui se sont mis en grève. Mardi 5 avril, ils ont tabassé deux chinois et cassé les pare-brises et vitres des véhicules et endommagé des engins de travaux publics à la base-vie de Moukondo, localité située à quelques encablures de Dolisie. Le préfet du Niari a demandé à la société chinoise de renvoyer tous les travailleurs grévistes et de les poursuivre en justice. Ceux-ci ont répliqué, en promettant de durcir leur mouvement de grève.

Convois funèbres : même les femmes se livrent sans pudeur en spectacle

Les convois funèbres sont, pour certains jeunes (garçons comme filles), un moyen de se livrer tristement en spectacle portant atteinte à la pudeur publique. Il y a deux semaines, quatre filles étaient au centre d’un scandale, dans l’avenue Fulbert Youlou, à Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville. Elles se trouvaient à bord d’un taxi et se rendaient au culte de requiem d’un vendeur de médicaments, à la paroisse évangélique de Makélékélé, après le marché Bourreau. Grande a été la surprise des passants de les voir, assises extérieurement sur les portières, baisser leurs pantalons, pour certaines, et leurs pagnes, pour d’autres. Ces comportements immoraux se multiplient et on laisse faire leurs auteurs. Trop, c’est trop, a dit une maman indignée par ce triste spectacle des filles manifestant une mauvaise éducation. Il est temps de durcir les conditions d’autorisation des convois, funèbres, notamment, pour y mettre de l’ordre.

Enseignants fantômes à L’université Marien Ngouabi ?

C’est dit. Des enseignants ne seraient que des fantômes à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. Cela a été relevé au dernier congrès du Synesup (Syndicat de l’enseignement du supérieur). Pourtant, ils continuent de toucher, régulièrement, leurs salaires, alors qu’ils sont invisibles à leur université. Rouleraient-ils leurs bosses qui dans des cabinets ministériels, qui dans d’autres structures et n’ont-ils plus de temps à consacrer aux étudiants? En tout cas, pour mettre fin à cette situation pénalisante, le Synesup a proposé de couper les salaires aux enseignants fantômes de l’Université Marien Ngouabi, c’est-à-dire ceux qui ont d’autres occupations professionnelles, mais touchent, allègrement, leurs salaires d’enseignants.

Quand la ministre de l’enseignement primaire et secondaire fait marche arrière

Une note de recrutement d’enseignants dans la Fonction publique, prise, récemment, par la ministre de l’enseignement primaire et secondaire, Rosalie Kama, a provoqué une levée de boucliers, à Brazzaville. Elle ne prenait en compte que les bénévoles de la promotion 2007. Voyant cela, plusieurs promotions de diplômés sortis de l’E.n.i (Ecole normale des instituteurs), qui ont eu connaissance de cette note, alors qu’elle n’était pas encore publiée, officiellement, ont fini par manifester leur colère. C’est ainsi que, vendredi 2 avril 2011, ils ont  assiégé le cabinet de Mme Rosalie Kama, pour revendiquer le droit d’être recrutés au même titre que les bénévoles de la promotion 2007. Après leur tintamarre, les diplômés de l’E.n.i ont été entendus, puisque Madame la ministre  a retiré la note contestée, pour prendre une autre qui tiendrait compte de leur revendication. Comme quoi, il ne suffit pas de connaître ses droits, mais encore, il faut savoir  les défendre. Pour trouver gain de cause.

Sept grands brulés dans l’incendie d’un bateau au port fluvial d’Impfondo

Un feu allumé par une femme, qui voulait préparer des beignets, a provoqué un incendie dans le bateau Toumaï, accosté au port fluvial d’Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, dans la partie septentrionale du pays. Brusquement, le feu, vorace, est passé à la vitesse supérieure et a atteint tout l’arrière du bateau, qui a consumé. En flammes, il n’en restait plus rien, en l’espace de quelques minutes, et c’était le sauve-qui-peut dans le bateau et au quai. On a enregistré sept grands brûlés, conduits, rapidement, à l’hôpital de base de la localité. Un des sept infortunés se trouverait dans un état critique, mais sa vie comme celle des autres brûlés n’est pas en danger, selon le médecin traitant.

Toujours à Impfondo : l’hôpital de base en manque de personnel

L’hôpital de base d’Impfondo fait la fierté du chef-lieu du département de la Likouala. Il est bien entretenu, tous les jours, grâce aux tâcherons mis à contribution par les responsables de l’hôpital. En plus, il est bien équipé. Mais, que vaut un hôpital sans un personnel soignant en nombre suffisant? C’est tout le problème de cet hôpital, se plaignent les quelques infirmiers et médecin qui y travaillent. A cause de l’insuffisance du personnel soignant, les malades préfèrent aller à la clinique privée de la localité, gérée par un ressortissant européen. Monsieur le ministre de la santé devrait tâcher d’affecter des infirmiers et médecins à l’hôpital de base d’Impfondo, pour qu’il joue pleinement son rôle.

Silence, les défenseurs de la faune travaillent !

La direction départementale de l’économie forestière de Pointe-Noire, la gendarmerie et le Palf travaillent, aussi, d’arrache-pied, comme leurs collègues d’autres départements, pour mettre hors d’état de nuire les braconniers et leurs complices. Vendredi  24 mars 2011, un citoyen, de nationalité congolaise, a été encore déferré, auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pointe-Noire. Interpellé, le 16 mars dernier, au marché «Fond Tié-Tié», il a été pris en flagrant délit de détention et de commercialisation de peau de panthère, une espèce animale intégralement protégée au Congo, car menacée d’extinction. Ignorerait-il que la loi interdit l’importation, l’exportation, la commercialisation, le transit des animaux intégralement protégés ou de leur trophée sur le territoire congolais? Il encourt une amende pouvant s’élever jusqu’à 5 millions de francs Cfa et un emprisonnement ferme pouvant atteindre cinq ans.



Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir