23/03/2017

Dernière mise à jour09:55:39 PM GMT

Vous êtes ici >> Commissions Environnement Un ouvrier dégringole du quatrième étage et rend l’âme

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Un ouvrier dégringole du quatrième étage et rend l’âme

Envoyer Imprimer PDF

Le fait s’est produit le vendredi, 6 mai 2011 en début d’après midi, à l’immeuble qui abritait jadis le central bar, situé en face de la pharmacie Mavré. Pendant que les autres ouvriers avaient pris leur pause, ce jeune homme avait plutôt préféré rester dans le chantier afin d’achever le travail qui lui a été confié.

A la fin de la pause, ses collègues qui viennent de regagner le chantier ont été surpris de voir leur camarade gésir sur le plancher, inanimé et dans une mare de sang. Transporté au CHU, le jeune Baby a succombé à ses blessures.

Baby, la trentaine révolue était originaire de la République démocratique du Congo. Il travaillait dans cet immeuble de huit étages depuis le lancement des travaux de réhabilitation. Selon ses collègues, Il avait été recruté et engagé par l’entreprise dénommée Sapro qui a été retenue pour y effectuer des travaux.

A en croire quelques supputations de ses collègues, ce jeune ouvrier aurait glissé en essayant de quitter un compartiment du quatrième étage pour un autre, en passant par le garde fou, puisque la porte qui y donnait accès était fermée depuis le démarrage du chantier, le chef refusait de l’ouvrir.

Comme tous ses collègues, Baby était habillé d’un tee-shirt et d’un pantalon Jeans. Il n’avait ni ceinture de sécurité, ni casque, ni combinaison de travail, ni chaussures requises pour ce type de travaux. Pourtant, le travail en altitude exige un équipement approprié et des mesures de protection particulières. Tout porte à croire que l’absence de ce matériel sécuritaire a provoqué la glissade fatale. Il est ainsi tombé du quatrième étage comme une pierre par la tête. Le choc était violent. Du sang giclait de sa bouche, son nez et de ses oreilles. Seuls les battements de cœur laissaient croire qu’il respirait encore malgré la chute. Soustrait de l’endroit où il était noyé dans une mare de sang par d’autres ouvriers, Baby a été conduit dans un premier temps à la clinique Sécurex. Au regard de l’état critique du patient, les médecins ont plutôt conseillé qu’il soit conduit directement au CHU. C’est dans un pick up qu’il a été finalement amené au CHU où il rendu l’âme à 20H 30mn en dépit des soins d’urgence qui lui ont été administrés par les médecins.

A noter que, ce jeune ouvrier qui vient de perdre la vie à fleur d’âge gagnait 2.000 francs CFA par jour, soit 60.000 F.CFA par mois. Tout en dénonçant les mauvaises conditions de travail et les salaires de misère qui leur sont versés, les ouvriers ont révélé qu’il s’agit d’un deuxième ouvrier qui trouve la mort sur ce chantier. Le premier qui est tombé du cinquième étage est mort sur place. Le dernier cas en date est justement le jeune Baby qui est tombé du quatrième étage. Selon les mêmes sources, un serveur du restaurant 3D chiken, situé au rez-de-chaussée du même immeuble s’est retrouvé avec un morceau de verre dans l’épaule, du fait d’un ouvrier qui jetait les débris de vitres depuis le niveau supérieur.

Aujourd’hui, il se retrouve avec un handicap au bras, malgré des soins en R.D.Congo. Cette série d’accidents de travail qui se multiplient dans cet immeuble pose une fois de plus, le problème de la protection et de la sécurité de ceux qui travaillent dans le bâtiment.

© Ernest Otsouanga /Le Patriote


Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir