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Le rond point du ministère de la défense souillé par les pousses-pousseurs

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Le rond point qui ouvre sur l’avenue de la Corniche devient une décharge publique. Chaque jour, les pousses pousseurs venus des arrondissements riverains, déversent des ordures ménagères dans le ravin qui part de l’avenue Denis Sassou N’Guesso vers le fleuve Congo, détruisant au passage la végétation luxuriante qui fait la beauté des lieux. Tout autour du rond point se dégagent des odeurs nauséabondes qui indisposent les conducteurs d’engins qui s’arrêtent au feu rouge, ainsi que les piétons qui arpentent les trottoirs de cette voie très fréquentée.

Cela se passe au vu et su des policiers en faction qui se contentent de demander des pourboires aux conducteurs qui virent sans clignoter ou qui ne respectent pas les panneaux STOP. Plus de dix secondes sur les lieux donnent envie de vomir, alors que les policiers aperçus à cet endroit, sans cache nez, donnent l’impression de travailler avec des masques à gaz.

Effectivement, c’est pendant que les automobilistes obligés de s’arrêter au feu rouge se raclent la gorge ou étouffent dans leurs véhicules à cause de la pestilence des déchets jetés dans le ravin, que des pousses pousseurs déversent sans vergogne d’autres ordures plus malodorantes.

Aucune admonestation ne leur est faite. Bien au contraire, ce sont les usagers de la voie qui reçoivent les quolibets de ces pollueurs au moindre reproche. Pourquoi alors ne pas s’interroger sur l’utilité du service d’hygiène à Brazzaville et sur le rôle de la police nationale qui autorise ce qui est interdit par la loi. C’est comme si les agents qui travaillent au rond point du ministère de la défense ont perdu le sens de l’odorat. Sont-ils débordés par l’ampleur de cet air pestilentiel qui agresse les narines des citoyens qui empruntent cette voie?

Comment les services d’hygiène peuvent-ils aussi ne pas voir ces décharges publiques qui naissent ça et là dans la ville?? Pourquoi ses agents doivent-ils se contenter de délivrer uniquement des cartes de vaccination aux voyageurs et fermer les yeux devant l’état d’insalubrité de la ville qui expose ses habitants à des maladies comme la fièvre typhoïde, la poliomyélite et le paludisme?

Comme on le constate, l’insouciance des services d’hygiène, additionnée à l’impassibilité de la police engendre plusieurs dangers publics. Au rond point du ministre de la défense, les policiers regardent sans réagir des pousses pousseurs qui convoient des ordures en pleine journée pour les jeter dans un ravin situé à quelques encablures de la résidence du Chef de l’État.

Dire que l’endroit se trouve également à quelques mètres du ministère de la Culture et des arts, du Mausolée Marien NGouabi, du Mess des Officiers, et du marché du plateau. Ces policiers en faction sur les lieux auraient-ils reçu un vaccin contre ces maladies qui font rage dans notre société ou ignorent-ils tout simplement les dangers qu’ils encourent en affichant ce laxisme qui fait de Brazzaville, une ville poubelle?? En plus, ces décharges sont créées par des personnes étrangères dont la plupart ne disposent pas de papiers réglementant leur séjour dans notre pays. L’occasion n’est-elle pas idéale de les arrêter pour la pollution qu’elles créent et les remettre à la disposition de leurs pays d’origine?

En tout cas, il suffit de longer l’avenue de la Corniche pour remarquer que la rive droite du fleuve Congo, dans la portion allant de l’Hôtel de ville au rond point du ministère de la Défense, est prise d’assaut par des pousses pousseurs qui déversent des ordures ménagères, même dans les jardins alentours où des maraîchers s’évertuent à cultiver des légumes pour ravitailler les différents marchés de la capitale. Cette voie, naguère fréquentée par des sportifs qui y pratiquent le footing devient un danger public au regard des émanations toxiques qu’elles distillent de jour comme de nuit.

Les Congolais regardent souvent d’un air indifférent les images télévisées liées aux catastrophes nucléaires. Ils pensent qu’elles sont trop lointaines pour menacer leur santé en pleine zone du bassin du. Congo qui représente, après l’Amazonie, le deuxième poumon écologique mondial. Ils oublient que ce qu’ils appellent petites pollutions ou pollutions négligeables, immodérément consommées, nuisent aussi à la santé. Brazzaville ne doit pas être le lieu d’expérimentation des pandémies présentes et à venir par le dépôt à l’emporte pièces des déchets. Ceux qui ont à charge la santé publique devraient ouvrir les yeux et dénicher l’origine de toutes les odeurs qui rendent l’air irrespirable dans la capitale.

Quand les services d’hygiène roupillent et la police somnole, la saleté occupe l’espace et la maladie s’installe. La santé publique devient un leurre et les campagnes de vaccination un marketing politique.

© Dieudonné Békas / Le Patriote


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