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L'épidémie du chikungunya fait déjà plusieurs victimes à Brazzaville

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Le directeur général de la santé, le Pr Alexis Elira Dokekias, a annoncé le 11 juin que plus de 480 cas de l'épidémie du chikungunya étaient enregistrés à Brazzaville depuis quelques jours, précisément dans les quartiers sud.

«Sur plus de 480 cas que nous avons recensés, il n'y a pas de décès. Il y a des patients qui ont des symptômes majeurs, intermédiaires», a-t-il déclaré, tout en appelant la population à ne pas céder à la panique. Il a rassuré qu'un dispositif était mis en place pour que la population puisse accéder facilement au traitement.

Le Pr. Elira Dokekias a expliqué que les malades présentaient des lésions au niveau de la peau, soufraient de maux de tête, de douleurs musculaires ou articulaires et accusaient une grande fatigue générale. Mais, il ne s'agit pas d'un paludisme robuste, a-t-il indiqué, question de mettre fin à la rumeur qui courrait déjà dans la ville faisant état d'une infection virale liée au virus chikungunya, un microbe provenant d'une variété de moustique qui prolifère dans un milieu où l'eau stagne.

«Ce qui arrive n'est pas un paludisme. Le laboratoire régional a pu identifier sur les prélèvements que nous avons effectués dans le cadre de la riposte contre cette poussée, un virus qui est le virus chikungunya. Nous sommes face à une épidémie circonscrite. Le traitement est basé essentiellement sur la prise de paracétamol et l'hydratation des patients. Mais surtout il faut déconseiller la prise de certains médicaments comme l'aspirine et les anti-inflammatoires qui peuvent favoriser la forme hémorragique de la maladie», a insisté le Pr Dokékias.

La désinsectisation et l'assainissement de l'environnement étant les moyens préventifs recommandés pour lutter contre l'épidémie du chikungunya, une prochaine campagne de désinsectisation dans la ville à base de substances non nocives pour l'être humain sera lancée dans les tout prochains jours.

Le chikungunya est, en effet, une maladie infectieuse tropicale due à un arbovirus, un ''alphavirus'' de la famille des togaviridae. Le nom est d'origine makondée, qui signifie «qui se recourbe, qui se recroqueville», à l'image des feuilles tombées des arbres qui se recourbent en séchant. On a aussi traduit chikungunya en français «maladie qui brise les os» ou «maladie de l'homme courbé», car elle occasionne de très fortes douleurs articulaires associées à une raideur, ce qui donne aux patients infectés une attitude courbée très caractéristique. La transmission du virus d'un humain malade à un moustique se fait par le sang aspiré lors de la piqûre. La contamination d'un homme sain est réalisée par la salive de moustiques qui ont été infectés quelques jours ou quelques semaines auparavant. Seuls les moustiques femelles piquent.

Les premiers symptômes peuvent faire penser à une crise de paludisme, de grippe, de leptospirose, ou à une septicémie, une méningite, etc. Selon l'OMS, le chikungunya est une maladie qui présente des similitudes avec la dengue (douleurs musculaires et articulaires, forte fièvre, maux de tête, éruption sur la peau...). La maladie se déclare généralement par une très forte fièvre, parfois au-delà des 40°C, durant environ 3 jours. Cette fièvre est suivie d'un érythème (éruption de boutons) et de courbatures très douloureuses, ainsi que de vives douleurs des articulations clouant le malade au lit. Les enfants ne présentent que rarement ces douleurs articulaires. Chez eux le chikungunya se traduit comme une simple grippe. Les douleurs articulaires peuvent persister ou réapparaître pendant plusieurs mois, notamment aux articulations fragilisées.

Ainsi, une attention particulière doit être portée aux personnes fragiles : les nourrissons dont les douleurs peuvent bloquer la mâchoire et rendre impossible toute alimentation, les personnes âgées aux défaillances d'organes particulièrement sensibles aux effets de la fièvre (accélération de la fréquence cardiaque, déshydratation). Sont particulièrement exposées à ces risques secondaires à toute fièvre les personnes souffrant de diabète, insuffisance cardiaque, rénale, respiratoire. Les alcooliques atteints de chikungunya ont présenté des risques accrus d'hépatite mortelle.

© Gos-Gaspard Lenckonov - Congo


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