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Brazzaville : 108 Etudiants Congolais Refoulés par les Autorités de la RDC

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La Brouille Entre Brazzaville et Kinshasa Traumatise Les Étudiants.

N’en déplaise à tous ceux qui ont l’habitude d’embrouiller et de tromper les Congolaises et les Congolais des deux rives, comme pour dire que les relations historiques et séculaires existant entre les deux Congo ne sont pas vraiment au beau fixe aujourd’hui, comme on aime toujours nous le laisse croire. En témoignent les quelques points de désaccord et certains actes délictueux, provocateurs et conflictuels observés ces derniers jours, occasionnant ainsi une tension très perceptible, mais latente, entre les deux pays.

Parmi les incidents survenus récemment figure celle concernant le refoulement le 18 octobre 2011 dès le beach de Ngobila de la République Démocratique du Congo (RDC) par les autorités compétentes de ce pays, de 108 étudiants du Congo Brazzaville qui y étaient officiellement inscrits dans les différents établissements d’enseignement supérieur.

Ces jeunes étudiants du Congo Brazzaville étaient bel et bien inscrits au su et au vu de tous les responsables des ministères des deux pays en charge de ces questions. Pour preuve, c’est la note n° 240 du 19 septembre 2011 du ministère de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi qui autorisait ces étudiants du Congo Brazzaville à aller étudier en RDC.

Pourtant, ceux-ci étaient accompagnés.

Les autorités de Kinshasa n’auraient pas apprécié le fait que ces étudiants n’aient, pour faire leur voyage, qu’un un Laissez-Passer, tenant lieu de Passeport, au lieu d’un vrai Passeport. Elles auraient également prétexté n’avoir pas été au courant de l’arrivée de ces étudiants en RDC. Comme pour dire qu’ils ne remplissaient pas toutes les conditions requises pour réaliser leur voyage. N’y a-t-il pas anguille ? A qui profite ce flou artistique ?

Selon les informations glanées par la rédaction du journal Talassa auprès de certaines autorités, le gouvernement du Congo Brazzaville aurait récemment averti les pays africains sur la pénurie de carnet de passeport dans le pays, obligeant donc les Congolais désireux de voyager à l’extérieur à ne détenir qu’un Laissez-Passer tenant lieu de Passeport. Ainsi, beaucoup de nos compatriotes n’ont voyagé au Benin, au Togo, etc, qu’avec ce document que les autorités de Kinshasa n’ont pas trouvé légal. Nombreux sont ceux qui ne comprennent donc pas cette réaction de la RDC.

N’est-elle pas la suite logique de l’incident survenu dernièrement dans la localité de Loukoléla, relevant de la Province de l’Equateur dans le Nord-Ouest la RDC où des hommes armés de ce pays en provenance du Congo Brazzaville, semble-t-il, auraient attaqué cette entité administrative ?

Le vice-ministre de l’intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire de la RDC, M. Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N’SEFU, n’avait pas mis de gant pour l’annoncer le 7 octobre 2011. Ce qui avait également poussé le ministre de l’intérieur et de la décentralisation du Congo Brazzaville, M. Raymond Zéphirin MBOULOU, à qualifier l’attaque présumée de Loukoléla de montage.

Cet incident avait fait l’objet d’une rencontre le 12 octobre 2011 à Brazzaville entre MM. Raymond Zéphirin MBOULOU et Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N’SEFU, à l’issue de laquelle ils avaient déclaré que tout était au beau fixe entre les deux pays. Certains Congolais de Brazzaville ne cessent pas de se poser la question de savoir pourquoi nos services d’immigration et leurs hiérarchies respectives ne sont-ils pas sévères vis-à-vis des congolais de Kinshasa qui ne rentrent chez-nous qu’avec des cartes d’électeurs ou des permis de conduire ?

Le refoulement des étudiants du Congo-Brazzaville par la RDC qui n’a pas reconnu leur Laissez-Passer comme titre de voyage régulier, ne devrait-il pas donc interpeller tout le monde dans le pays ? Certaines générosités ou largesses dont jouissent quelques étrangers au niveau de nos frontières ne devraient-elles pas cesser ? Jusqu’à quand va continuer le Congo zoba ? Toutes les autorités compétentes devraient prendre conscience que ces largesses sont vraiment suicidaires parce qu’elles peuvent porter atteinte à sécurité de notre pays. Nos autorités habilitées ne le savent-elles pas mieux que quiconque ?

Cette affaire est très regrettable pour le Congo Brazzaville qui, hier, jouissait dans un passé très récent d’une grande notoriété s’agissant de la formation des élites, recevait des étudiants venant de beaucoup de pays africain. Pourquoi notre pays est-il tombé si bas ? N’est-il pas aujourd’hui urgent de redorer le blason terni ?

Nombreux sont nos compatriotes qui ne comprennent pas aussi ce qui s’est passé entre le ministère de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi de M. André OKOMBI SALISSA et l’ambassade du Congo Brazzaville en RDC.

C’est vraiment un affront pour notre pays, un pays producteur de pétrole. Selon nos informations, c’est la Directrice d’orientation et des bourses, Brigitte MAKETTE, le sac au dos d’OKOMBI SALISSA qu’il trimbale depuis des années qui n’a voulu associer toutes les intelligences pour faire aboutir ce dossier en l’absence de son patron.

Affaire à suivre.

Par Amos COLOMBE & Fall MESSIER ZHOZIER (Talassa)


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