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Quartier Kinsoundi : Une incompréhension à l’origine de troubles à l’ordre public

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Le commissariat de police du quartier Kinsoundi a été caillassé le 11 novembre 2011 dans la matinée par une frange des habitants de ce quartier,

accusant, sans apporter la moindre preuve, le commissaire d'être de connivence avec les braqueurs. Grâce à l'intervention des unités d'intervention de la police et de la gendarmerie, l'ordre a été vite rétabli dans le secteur.

Selon certaines sources proches des services de sécurité, tout a commencé à partir des braquages dont quelques commerçants expatriés ont été victimes ces derniers temps, dans la troisième circonscription du premier arrondissement de Brazzaville. Le commissaire de police, le lieutenant Moulongo Ngoma, pour mettre un terme à ces actes répréhensibles qui ont cours dans ce quartier, avait cru utile de proposer à certains commerçants les services de quelques agents de police qui devraient assurer la sécurité de leurs magasins. Malheureusement, la contrepartie financière exigée par le commissaire a été jugée trop onéreuse par les commerçants. Pour manifester leur mécontentement, les propriétaires de ces magasins ont décidé de ne pas les ouvrir au public, le vendredi dernier, en signe de protestation. Profitant de la situation, quelques jeunes du quartier se sont constitués en bande organisée pour marcher en direction du commissariat de Kinsoundi installé dans l'enceinte de l'ancienne usine Sotexco.

Au bout du compte, ces vandales qui, a travers leurs pancartes et chansons demandaient le départ du commissaire, se sont mis à jeter des pierres en direction du commissariat. Cette situation a sérieusement troublé l'ordre public dans le quartier, notamment la libre circulation des personnes et des biens. Il a fallu l'intervention de plusieurs unités de la force publique pour rétablir l'ordre. Un capitaine de police assurant la direction des opérations sur les lieux que nous avons approché pour en savoir un peu plus sur la situation ainsi créée, nous a purement et simplement envoyé chercher l'information auprès de la population, prétextant qu'il n'en savait rien. Nous avons donc interrogé quelques personnes qui s'obstinaient à rester sur place, malgré la présence de nombreux hommes en uniforme. Tous nos interlocuteurs ont affirmé que cette manifestation est l'expression d'un ras-le-bol contre les policiers du commissariat de Kinsoundi, qu'ils considèrent comme les auteurs des braquages déplorés dans la zone.

Selon ces mêmes personnes, cette situation n'avait aucun lien avec la politique. Certains ont même relevé que c'est à tord qu'on voyait l'ombre du député de cette circonscription, le nommé Pandou Anicet dit «Willy Mantsanga» derrière le mouvement du jour. Nous l'avons d'ailleurs vu, aux côtés des responsables des unités de la force publique déployées sur le théâtre des opérations. Plus de peur que de mal, le calme a été vite rétabli. Tout porte à croire que loin de toutes considérations subjectives ou objectives, il s'est agi plus d'une incompréhension entre le commissaire de police de Kinsoundi et les commerçants expatriés exerçant dans ce quartier. Cette situation qui a failli troubler la paix, chèrement acquise trouve sa justification dans le déficit de communication entre les agents de l'ordre et la population. Qu'à cela ne tienne, les liens entre la police et les habitants doivent être renforcés, d'autant plus que la police est appelée à sécuriser la population en toute circonstance.

A ce titre, elle ne doit pas exercer sa mission dans un milieu hostile.

©Dominique Maléla


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