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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

L'incivisme qui déborde les rues de Brazzaville

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Autres temps, autres mœurs ! Naguère, loyaux, polis et exemplaires, les Congolais,

rament désormais à contre courant des valeurs morales défendues par la collectivité. Les paroles obscènes inondent les rues. Même le sport militaire est devenu l'occasion de remplacer les chants patriotiques par des chansons honteuses. Les funérailles sont devenues des moments d'exhibition qui atteignent leur point culminant dans une boîte de nuit. Médusée, la société assiste sans réagir. En tout cas, rien ne semble s'opposer à une réécriture à l'envers des règles inspirées du bons sens.

Dans les administrations et dans le transport en commun, le droit d’aînesse est bafoué. Chosifiée, la femme n'est plus respectée. Ignorant ses droits, elle empire sa propre situation en servant de punching-ball à ceux qui s'opposent à son émancipation. Que dire du code de la route ? Savoir conduire n’est plus un gage de sécurité au volant. A tout instant, un chauffard peut abréger votre vie à un virage ou carrefour. Pour apprendre à conduire, un terrain vague suffit, avant d’affronter la chaussée et les policiers, sans permis de conduire et toujours prêts à débourser de l'argent pour échapper aux mailles du filet de la police routière. Dans les grosses cylindrées, des gamins et gamines qui échappent au contrôle paternel écument également les rues. Ils utilisent le statut social de leurs géniteurs comme un pare-choc, roulant à tombeaux ouverts même là où la vitesse est limitée. Supermen en miniature, ils évitent les embouteillages en serpentant entre les voitures alignées qu'ils «grattent» sans ménagement, en négociant les virages dans un crissement de pneus qui rappellent les compétitions des pilotes de la Formule 1. La prolifération de ces chauffards remet en cause le travail amorcé par les autorités nationales dans le cadre de la modernisation de Brazzaville. Tenez ! La plupart des garde-fous dans les principaux ronds points de la capitale sont détruits. A Ganga Edouard, à Mazala et au centre ville, les dégâts sont visibles. Récemment, au rond point de Mazala, un conducteur enragé a fauché de plein fouet un poteau électrique, détruisant le panneau solaire destiné à l'éclairage public. Sur la route Nkombo-Moukondo, plusieurs poteaux électriques ont déjà subi le même sort sans réparation des dégâts par les auteurs de ces actes qui relèvent du sabotage.

Dans la ville, les taximens stationnent n’importe où sur la voie pour embarquer et débarquer leurs clients. Parfois, ceux qui roulent en sens inverse, s'arrêtent brusquement pour entamer une conversation, sans se soucier du blocage de la circulation. Ceux qui débouchent des voies secondaires brûlent d’impatience pour arriver à destination. Un jeu de phare éblouissant suffit pour brûler la politesse aux conducteurs roulant sur la voie principale. Dans les embouteillages, on double à droite. On roule sur le trottoir au grand étonnement des piétons. D'où des altercations entre taximens qui indisposent les conducteurs ayant à bord des parents. Ces échanges verbaux truffés d’injures grossières n’ont d'égal que le manque de civisme des interlocuteurs. Impuissants de réagir face à ces querelles de bas étage, les policiers ne font que constater les faits. Les embouteillages qui obstruent les voies à Brazzaville et ailleurs, sont parfois dus aux caprices de ces conducteurs dont la conduite n'est pas conforme aux normes réglementaires. Certains font des manœuvres non autorisées, même sur les ponts pour embarquer les clients qui les sollicitent dans le sens inverse. D'autres réparent leurs engins en panne sur la chaussée, alors qu’ils peuvent recourir aux services d’un remorqueur. Il y a aussi l'absorption de l'alcool et le comportement répréhensible des transporteurs de sable et de caillasse qui entravent les voies en y déversant ces matériaux de construction en toute impunité.

Le Haut Commissariat Chargé de l'Instruction Civique et le ministère de la Jeunesse et de l'Instruction Civique ont du grain à moudre.

© Mwana Mboyo


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