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Sécurité publique : Des bandits récidivistes persistent dans des braquages sanglants à Brazzaville

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Lorsqu’ils fûrent arrêtés, après le retentissant braquage de la pâtisserie ‘’La Mandarine’’, au centre-ville de Brazzaville,

on n’entendait plus parler de braquages dans la ville-capitale. La sécurité publique y était, entièrement, rétablie. Il aura fallu que Sylva Koubemba-Banzouzi, alias Owen ou Louz, et ses acolytes s’évadent de la Maison d’arrêt, où ils attendaient d’être jugés, pour qu’on parle, de nouveau, de braquages. Depuis leur évasion, au mois d’avril dernier, on compte pas moins de six braquages, ayant fait, au total, trois personnes tuées, dont un policier. Recherché par la police, Owen court toujours.

Le dernier braquage a eu lieu au quartier Ngoma-Mayassi, sur la route nationale n°1, non loin du L.a.a.c (Lycée agricole Amilcar Cabral), vers le kilomètre 17. Lundi 12 décembre dernier, après 19h, trois braqueurs ont opéré dans une boutique de ce quartier, tenue par un Congolais. Ils ont tiré sur le jeune garçon qui était à la caisse, le blessant grièvement. Le jeune vendeur a réussi à s’enfuir, mais ils l’ont rattrapé pour l’achever, selon des témoins.

Un policier allait chercher son téléphone portable qu’il avait laissé à la charge, dans cette boutique. Malheureusement, pour lui, les braqueurs étaient à l’intérieur, en train d’opérer. Ils ont pensé que le policier venait intervenir et ont ouvert le feu sur lui. Atteint, le policier s’est écroulé et dans leur fuite, les braqueurs ont emporté son arme. Le jeune policier saignait. Il a fallu beaucoup de temps, pour attendre l’ambulance venue de l’hôpital de Makélékélé. Vu son état, décision a été prise de l’emmener, directement, à l’hôpital militaire Pierre Mobengo. Certains regrettent cette décision. Car, arrivé à l’hôpital militaire, le blessé a traîné pendant près d’une heure et demi, avant de subir les premiers soins. Et le comble: pas de poche de sang au sein de l’hôpital. Le jeune policier est mort, après avoir perdu beaucoup de sang. Les braqueurs, notamment le groupe d’Owen, sur qui pèse l’assassinat du colonel Makita, à Mfilou, aurait, ce jour-là, emporté la modique somme de deux cents mille francs Cfa.

De source non confirmée, un des braqueurs, répondant au prénom d’Eloi, aurait été arrêté, le lendemain, par la police qui est, maintenant, aux trousses de Koubemba-Banzouzi, alias Owen. Ce dernier se trouverait du côté de Goma-Tsétsé, toujours selon des témoins.

Pour les chroniqueurs des faits divers, l’on sait qu’il y a eu, ces deux derniers mois, des braquages à la station service située en face de la paroisse Saint-Kisito, à Makélékélé, un autre braquage à Bacongo, où un commerçant ouest-africain avait été tué, un autre à la station service situé en face du campus universitaire Impérial, au centre-ville, à Kinsoundi et à Massissia, où une somme de 150.000 F Cfa avait été emportée. A la station-service de Kisito, ils avaient même eu le toupet de tirer des rafales en l’air, avant de s’enfuir.

Le scénario post-braquage est, souvent, le même: la police renforce sa présence dans les environs du lieu du braquage, mais finit par se retirer quelques jours après, quand l’inquiétude de la population s’estompe.

Mais, le meurtre d’un jeune policier, par les braqueurs, à Ngoma-Mayassi, a suscité un véritable sentiment de colère dans les rangs des policiers. Comment faire pour mettre hors d’état de nuire le groupe d’Owen? En temps de paix, ce n’est pas facile de traquer des bandits. Ils opèrent à un endroit et ils vont se cacher dans une autre localité. Le temps passant et l’oubli s’installant, ils reviennent, ensuite, opérer à un autre endroit. Ainsi de suite.  Si la force publique veut mettre hors d’état de nuire la bande à Owen, il lui faudra user de grande efficacité dans ses enquêtes et, surtout, convaincre le milieu de la magistrature, pour qu’il soit mis un terme sur le phénomène des évasions de détenus à la Maison d’arrêt. La responsabilité du corps qui a la charge de la sécurité de ces lieux est engagée. La population doit, aussi, être appelée à coopérer dans la dénonciation de la présence, dans les quartiers, des personnes recherchées pour crimes.

En effet, certains citoyens, présumés auteurs de meurtres par pur banditisme, représentent un véritable danger public. Il est difficile de comprendre qu’après la tenue de la session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville, ces présumés criminels, qui étaient, pourtant, détenus à la maison d’arrêt, n’aient pas été jugés. A la place, ils ont, plutôt, réussi à s’évader. Fatigués de toujours rechercher les mêmes bandits, la police semble perdre sa motivation. Cela s’est, d’ailleurs, remarqué par le manque de communication sur le dernier braquage où, pourtant, un agent de police a été tué. Il sera regrettable que les structures concourant au maintien d’ordre public soient ainsi gagnées par un certain découragement, provoqué par le phénomène des évasions des présumés criminels récidivistes.

Joël NSONI – La Semaine Africaine


Commentaires  

 
0 #2 EricTenne 09-02-2014 19:24
http://info.fr
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièremen t des crimes contre l'humanité;
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0 #1 EricTenne 09-02-2014 18:02
Le scénario post-braquage est, souvent, le même: la police renforce sa présence dans les environs du lieu du braquage, mais finit par se retirer quelques jours après, quand l’inquiétude de la population s’estompe.
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