23/03/2017

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Insécurité: Les populations de poto-poto victimes du vandalisme!

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Les populations des quartiers 32, 33, 34 et 35 de Poto-Poto, arrondissement 3 de Brazzaville,

sont victimes des actes de vandalisme des malfrats et vivent dans l’insécurité qui ne cesse de prendre de l’ampleur, a décrié le 25 janvier dernier dans la capitale, le secrétaire général de la délégation spéciale du quartier 35, Laurent Babindamana. Cette situation devient difficile et invivable, car il se passe que l’insécurité dans nos quartiers est connue par les autorités policières. Celle-ci est causée par nos enfants mêlés à des petits groupes des étrangers, a-t-il signifié dans une interview accordée à l’Agence Congolaise d’Information, relative à cette situation. Relevant que ce n’est pas dans la culture congolaise de prendre les haches, les machettes, les bous de bois avec les pointes et les bouteilles dans le but d’aller écraser l’autre, il a fait savoir que: cette culture nous a été imposée par le voisinage, notamment le brassage avec les Congolais de la République Démocratique du Congo, les Tchadiens, les Maliens et les Centrafricains. Dans la recherche des solutions: nous étions obligés de nous rapprocher du commissaire du poste de sécurité de police de Poto-Poto II. La relation très étroite entre les responsables de quartiers et l’autorité policière, a permis de dissiper, même d’attraper certains de ces voyous, a-t-il dit.

Cependant, M. Babindamana a déploré le fait qu’une fois saisis par les policiers, ces malfrats sont vite relâchés, mettant en danger les responsables de quartiers et les habitants dans la peur d’être agressés. Le risque pour nous est que ces bandits, lorsque nous les exposons auprès des policiers, nous font subir l’infamie une fois en liberté, s’est-il inquiété. Mon fils avait été agressé par ces bandits au su et au vu des habitants du quartier 35, recevant à la suite sept points de suture au niveau de la tête et 21 à l’épaule, a-t-il confié, félicitant le travail abattu par les policiers dans la lutte contre ces inciviques. Ces malfrats opèrent souvent à des heures un peu plus claires de la journée sous la bénédiction de quelques habitants, travaillant en connivence avec eux, a-t-il dit. A cet effet, les populations sont en train de s’organiser dans un système d’autodéfense avec les chefs de quartiers, en connivence avec les jeunes et les policiers de ces quartiers bien que relevant d’autres juridictions, et ayant manifesté leur volonté de participer à ce système vu l’ampleur de ce phénomène, a-t-il notifié. De ce fait, il interpelle les autorités congolaises à prendre des mesures conséquentes afin de traquer ces malfrats dont l’âge varie entre 17 et 25 ans. Ces derniers se sont constitués en groupes de bandits sous l’appellation de "Jamaïcains" résidant pour la plupart dans le secteur du marché de Moungali, des «Bagdadiens» issus du quartier 35 et du groupement "Kapa", qui vit dans le quartier 33, a-t-il expliqué.

Selon lui, l’origine première de ce phénomène, est la pauvreté qui ne permet pas aux parents de prendre soin de leurs progénitures. Le brassage de la population et la période post-conflit sont aussi parmi les facteurs de ces actes de ce grand banditisme. Car, a-t-il souligné, dans les pays de post-conflits, cette période nécessite d’efforts conséquents de l’Etat pour conscientiser les populations dans le but de leur réinsertion dans la société. Malheureusement, les différentes périodes de troubles qu’ont connues notre pays, n’ont su qu’accentuer les mauvais comportements, transformer les mentalités des jeunes en proie au gain facile, se livrant à des actes de vandalisme, mettant la population dans l’inquiétude, la peur et l’insécurité, a-t-il constaté.

Par ailleurs, M.Babindamana s’est insurgé contre les autorités congolaises qui seraient, selon lui, à la base de l’insécurité dans la ville de Brazzaville. Un pays qui se respecte ne peut pas permettre qu’il y ait une perméabilité au niveau de ses frontières et dont les étrangers ont la facilité de rentrer sans être inquiétés, et ne sont pas reconnus par les services d’immigration, a-t-il martelé. Le dernier recensement administratif, a-t-il affirmé, révèle qu’à côté de 10 Congolais, il y a 100 étrangers dans chaque bloc. "Le Congo a des frontières poreuses qui sont chaque jour envahies par les étrangers", soutient-il. Si nous sommes quatre millions des Congolais, il y a sept à huit millions d’étrangers qui se promènent librement, impunément, fait-il remarquer. Une habitante du quartier 34, vendeuse des poulets grillés qui a requis l’anonymat, a déclaré avoir été victime plus d’une fois d’agression des malfrats, notamment des «Jamaïquains» renversant ses marchandises. Face à cette situation, elle est contrainte de ne plus vendre au-delà de 20 heures. «Je conseille à mes enfants de rentrer à temps et de ne pas trainer longtemps surtout à des heures tardives en dehors du domicile familial. Au cas où ils ne peuvent pas rentrer à temps, je les exhorte toujours à passer la nuit chez les parents vivant dans les quartiers qui sont un peu plus sécurisés», a-t-elle argumenté.

© journal de Brazza

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