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Tragédie de M'pila : la cellule de gestion des sites de sinistrés enregistre des milliers de faux sinistrés

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Le responsable de la cellule, le général Paul Victor Moigny, a donné cette information au cours d'une conférence de presse le 16 avril au siège de cette structure.

Un mois après l'installation par le gouvernement de la cellule de gestion des sites de sinistrés, cette équipe, qui travaille 24h/24h, a fait, devant la presse, le point sur ses missions, à savoir : gérer les sites ; suivre et contrôler l'action humanitaire au profit des sinistrés ; suivre les demandes, satisfaire les besoins des sinistrés ; et sécuriser les sites. La conférence a porté sur la situation alimentaire des sinistrés, sur leur identification et certification, leur transfert vers les nouveaux sites, sur les allocations d'urgences, et sur les conditions de vie sur ces sites, notamment les questions sécuritaires.

La cellule a décliné les orientations reçues par le gouvernement, en cinq axes : déceler les vrais sinistrés des faux ; organiser un fichier définitif et assurer leur identification par un système de badges ; redéployer les sites afin de les rééquilibrer en volume, de sorte que sur chaque site, il n'y ait pas plus de 1 500 personnes, pour éviter les problèmes de surpopulation et d'hygiène ; les transférer vers des nouveaux sites aménagés ; enfin, leur apporter l'aide nécessaire dans tous les aspects de la vie courante sur les sites.

S'agissant de la paie de l'allocation d'urgence aux sinistrés, le responsable de la cellule a rappelé qu'il n'y avait aucune cacophonie, le retard de paiement étant simplement dû à des questions d'identification et de certification des sinistrés. « Quand nous avons commencé le 17 mars dernier lors de notre première visite sur le terrain, le nombre des sinistrés était de 17 540 personnes. Un mois plus tard, jour pour jour, nous avons un effectif de 9 644 personnes sur les sites. Cela veut dire qu'un travail de fourmi a été fait. Nous avons pendant un peu plus de deux semaines, lancé les équipes sur les sites pour pouvoir travailler dans ce sens, faire l'identification des sinistrés. Aujourd'hui nous en sommes à la phase de certification », a-t-il déclaré. Ainsi, l'équipe envoyée sur place par la cellule de gestion des sites a décelé plus de 8 000 faux sinistrés et 1 709 fictifs, qui ne se sont jamais présentés aux différents contrôles.

La cellule a aujourd'hui la capacité de pouvoir assurer le transfert de sinistrés vers de nouveaux sites. « Notre opération d'identification et de certification des sinistrés devrait déboucher sur l'attribution de badges aux vrais sinistrés. À partir des badges, les sinistrés devraient désormais être gérés. Pour le site du stade Félix Eboué, que nous prenons dorénavant en compte en tant que nouveau site, tous les badges sont prêts ; il en est de même pour le premier module du site de la Cité des 17 », a poursuivi le responsable de la cellule.

Les sinistrés qui ont déjà perçu l'allocation d'urgence devraient libérer les sites

Bien que les sinistrés ne veuillent pas avouer auprès des responsables de la cellule, avoir déjà touché l'allocation d'urgence, le gouvernement met à la disposition de la cellule, la liste de tous ceux qui ont déjà perçu l'allocation d'urgence. Aujourd'hui, il est admis qu'un sinistré propriétaire qui a déjà touché son allocation d'urgence, attend du gouvernement la reconstruction ou la réhabilitation de la maison pour repartir chez lui. Ce n'est pas la même situation pour ceux qui étaient locataires. À cette question, le responsable de la cellule est clair : « Les locataires qui ont déjà perçu les allocations d'urgence n'ont plus rien à attendre du gouvernement, puisqu'il ne va pas les reloger du fait qu'ils étaient locataires. Le gouvernement a déjà fait ce qui était de son devoir afin qu'ils retrouvent un local pour se reloger. Ils ne peuvent plus continuer à rester dans les sites. Lorsque nous leur avons expliqué cette disposition, ils ont tous applaudi des deux mains. Ils devraient donc pouvoir libérer les sites. »

Quant à la question de savoir si les étrangers sont maltraités, le responsable de la cellule a déclaré qu'en aucun moment de l'accomplissement de sa mission, il n'avait été fait mention d'une quelconque attitude de xénophobie vis-à-vis de qui que ce soit. « J'ai toujours été très sévère vis-à-vis de mon équipe. J'ai reçu une délégation de l'ambassade de la République démocratique du Congo (RDC) venue se plaindre du fait qu'ils avaient reçu une centaine de leurs concitoyens qui auraient été expulsés sous prétexte qu'ils sont ressortissants de la RDC. Heureusement que j'ai les statistiques sur moi en ce qui concerne les faux sinistrés. Outre les Congolais de la RDC, il y a des Congolais de Brazzaville, des Rwandais, des Camerounais, des Centrafricains, et un sujet belge. Tout ce monde a été mis dehors. Où se trouve alors la xénophobie ? Ce sont des faux sinistrés. D'ailleurs les statistiques montrent que les faux sinistrés sont pour le plus grand nombre des Brazzavillois. Personne n'a été expulsé sous prétexte qu'il était étranger », a précisé le général Moigny.

Bruno Okokana

Photo : Le général Moigny, coordonnateur de la cellule, répondant aux questions de la presse.

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