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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Assemblée nationale : Pascal Tsaty-Mabiala en faveur du traitement de l’ensemble des sinistres par l’Etat

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A peine présenté à l’assemblée nationale, le projet de loi rectificative de finances de l’Etat, exercice 2012, a été adopté à l’unanimité par les députés, le mardi 17 avril 2012, dans la salle des conférences internationales du palais des congrès, à Brazzaville, en présence de Gilbert Ondongo, ministre des finances, du budget et du portefeuille public.

Le budget rectifié est arrêté en recettes à la somme de 3.935 milliards de francs Cfa et en dépenses à 3.265 milliards de francs Cfa, avec un excédent budgétaire prévisionnel de plus de 670 milliards de francs Cfa. Présidée par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, cette séance plénière a permis à Pascal Tsaty-Mabiala, député de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale), de lancer un appel pathétique, en vue du traitement, par l’Etat, de l’ensemble des sinistres enregistrés dans le pays.

Pour la première fois depuis le début de la douzième législature, les députés de l’opposition ont manifesté leur solidarité, en votant le budget de l’Etat. Ce volte-face s’explique par le fait que le budget rectifié exercice 2012 tient à répondre à une exigence essentielle: celle de couvrir les charges engendrées par le sinistre du 4 mars dernier. Le président du groupe parlementaire de l’U.pa.d.s (Opposition), Pascal Tsaty-Mabiala, a saisi cette occasion, pour lancer un appel pathétique au gouvernement. «C’est pour la première fois, depuis le début de cette législature, que nous allons voter le budget qui nous est soumis. Nous avons salué et soutenu la forte solidarité manifestée à l’égard des sinistrés de Mpila. Nous y avons apporté notre modeste contribution, dès les premières heures. De même, sur le plan politique, nous nous sommes abstenus de toute déclaration sur le sujet, pour ne pas alimenter la polémique qui risquerait de nous éloigner de notre humanité et de notre sens de responsabilité. Nous allons, simplement, exprimer le souhait de voir la République une et solidaire, traiter l’ensemble des sinistres, quel qu’ils soient ou qu’ils se produisent. Quelle que soit la nature de ces sinistres: hier, aujourd’hui comme peut-être demain. Que tous les fils du Congo se sentent, tous, pris en compte par l’Etat impartial et par la République une et solidaire», a-t-il déclaré.

Signalons qu’au cours des débats, certains députés de l’opposition ont soulevé quelques préoccupations. Ainsi, Patrice Kadia a voulu savoir un peu plus sur le déséquilibre entre le forfait alloué aux familles ayant perdu un ou plusieurs de leurs membres (500 millions de Cfa) et les frais d’inhumation des personnes décédées dans la tragédie (1,5 milliards de francs). De même que sur les 35 milliards de francs Cfa prévus pour la construction des nouvelles casernes militaire, alors que le chef de l’Etat, dans son interview, à la presse, après sa visite aux blessés transportés au C.h.u.b, parlait de financements qui existeraient déjà. Il a souhaité que le gouvernement prenne également en compte, dans le cadre de l’indemnisation des victimes, celles des accidents de Mvoungouti et Yanga.

Le député Auguste Boussoukou a, quant à lui, voulu le sort de sa demande d’interpellation du gouvernement sur le drame du 4 mars, déposée au bureau de l’assemblée nationale. Le président de l’assemblée nationale lui a simplement répliqué que la session n’est pas encore clôturée, puisqu’elle prend fin le 30 avril prochain. L’interpellation du gouvernement aura-t-elle alors lieu sur le drame? En tout cas, la population continue toujours d’atteindre.

Répondant aux préoccupations de Patrice Kadia, le ministre Gilbert Ondongo a nié toute sortie d’argent au trésor public, pour une éventuelle délocalisation des casernes. «On a jamais sorti 300 milliards de francs Cfa pour les casernes. En tout cas, pas par le Ministère des finances et, donc, pas par la République». Selon lui, les accidents de Mvoungouti et Yanga ne relèvent pas de la responsabilité de l’Etat. «Ce sont des établissements publics qui ont une autonomie financière. C’est à eux de dédommager les parents des victimes. Nombreux avaient porté plainte et ont gagné. Dans le drame de Mpila, c’est l’Etat qui est responsable. Voilà pourquoi le gouvernement s’engage à indemniser les victimes», a-t-il renchéri.

Rappelons que le budget rectifié est  de 3.935 milliards de francs Cfa en  recettes tandis que les dépenses s’élèvent  à 3.265 milliards de francs Cfa. L’excédent budgétaire prévisionnel est de plus de 670 milliards 790 millions de francs Cfa.

Par ailleurs, au cours de cette séance plénière, les députés ont aussi voté le projet de loi portant loi organique du régime financier de l’Etat.

© Cyr Armel YABBAT-NGO


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