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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

CONGO-BRAZZAVILLE : Les toilettes publiques, l'incivisme et le péril fécal.

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NOTE DE DAC PRESSE: En cette journée mondiale des toilettes,( Mardi 19 Novembre 2013)  nous avions pensé qu'il était nécessaire de rappeler que" Plus  de deux milliards et demi de personnes , soit près de 40% de la population mondiale, n'ont pas accès à des toilettes convenables." source ONU.

Nous l'avons longuement dénoncé a travers cet  article publié le 20 Novembre 2010. depuis , rien n'a vraiment changé au Congo-Brazzaville

Toutes les  villes du Congo-Brazzaville, manquent des toilettes publiques. A quoi attribue t-on cette situation? Nous  ne pensons pas que cela soit vraiment inscrit dans le programme d’action du gouvernement de notre pays et des gestionnaires actuels de nos collectivités locales.

Les villes de Pointe-Noire, Impfondo, Owando, Dolisie et Brazzaville malgré qu’elles aient bénéficié des investissements de la « municipalisation accélérée » n’ont pas pensé à construire les toilettes publiques. Et pourtant il s’agit d’un moyen très efficace pour lutter contre les maladies liées au péril fécal et à l’incivisme de nombreux Congolais.

Il y a lieu d’indiquer que plus de 3/4 des Congolais vivent dans ces grandes villes de notre pays. Il se trouve que beaucoup de nos compatriotes  passent leur journée entière au centre-ville pour accomplir des démarches administratives diverses ou travailler. En l’absence de toilettes publiques, ils se retrouvent dans l’impossibilité de satisfaire pleinement à leur besoin.  C’est encore pire dans tous les marchés du pays. Dans beaucoup d’administrations, dans les écoles, à l’université Marien Ngouabi et dans les hôpitaux (au CHU de Brazzaville, les malades, le personnel soignant et les médecins se partagent les mêmes  les toilettes exécrables), il n’y a pas de toilettes publiques et si par malheur elles existent, elles sont soit sales ou bouchées ou encore dans un état lamentable (par exemple à Bayardelle ou à l’aéroport de Maya-Maya).

Absence de volonté politique nationale

Beaucoup d’entre nous sont exposés à l’horreur sanitaire du fait d’un environnement chaud, humide (pendant et après les pluies) caractéristique d’un climat équatoriale. Du fait de l’absence d’une politique de salubrité publique on se transmet assez facilement les virus lorsqu’on éternue, tousse, se mouche, transpire… Certains pour assouvir leur envie prennent les risques d’aller dans des toilettes des Ngandas où l’indisponibilité de la chasse d’eau (par manque d’eau) augmente le risque de contamination. Faut ajouter à cela l’horreur de  la poignée de la porte et le fond du bidet qui sont également des moyens très contagieux des maladies dues au péri fécal.

Dans les restaurants dits « Malewa » qui ne sont jamais désinfectés, nos concitoyens mangent dans des assiettes essuyées avec un torchon qui n’a pas été au préalable lavé à 100° et à la javel. Ils mangent des viandes « coupé-coupé » qui sont souvent avariées, décongelées et recongelées ou peut-être pas assez cuites ou pire encore ces « coupé-coupé » non vendus la veille sont mélangés avec ceux du jour … La conséquence de ces manquements aux règles hygiéniques conduisent souvent à attraper les maladies comme  la diarrhée, le cholera, l’ankylostomiase, les amibes, les ascaris, la poliovirus qui sévit actuellement  a déjà occasionné plus de 158 morts  et 356 personnes atteintes selon l’OMS (la plupart des sujets sont des jeunes adultes dont l’âge varie entre 15, 25, 33 et 45ans), le ténia ou la fièvre typhoïde.

Que dire de  la vaisselle plongée dans les récipients d’eau inchangée, de ces espèces de « torchons publics » à coté des seaux d’eau crade qui font office d’essuie mains, de l’absence du gel antibactérien dont les propriétaires des ces lieux de plaisirs rechignent d’installer des torchons propres, tous ces manquements ouvrent la porte aux multiples foyers infectieux qui guettent les congolais.

D’autres refusant de consommer quoi que ce soit dans les Ngandas et les restaurants Malewa brillent par des attitudes inciviques qui se traduisent par l’utilisation des murs pour uriner ou encore des espaces herbeux pour déféquer.   Trouvons-nous normal de contraindre nos mères, sœurs et femmes à ce rituel malsain et  humiliant ?  Serait-il un signe  de respect à la femme ? Face à ces comportements inciviques qui démontrent le manque de maturité, une question s'impose. Que faire en cas de besoins naturels pressants ?

Il faut remarquer, avec grande stupéfaction, que depuis l'indépendance du Congo, il y a 50 ans, les autorités nationales, régionales et municipales préfèrent s'investir dans des projets jugés plus rentables en rétrocession de commissions. Par exemple  les réfections des routes et des trottoirs, signalisation des routes...

De même l'assainissement et la collecte des ordures ménagères ne constituent pas des priorités, auxquels il faut ajouter les transports publics. Raison pour laquelle le gouvernement de Sassou-Nguesso peine à les organiser.

Le gouvernement ne s'occupe pas de l’implantation des toilettes publiques qui apparaissent comme des petits détails qui demeurent du ressort des communes et de leur tutelle. Néanmoins, la question  mérite d’être soulevée dans le cadre de l'implantation d'un mobilier urbain viable, moderne et adapté de  nos villes incluant bien évidemment les toilettes publiques. Malheureusement, les conflits de compétences et les sensibilités régnantes font blocage à ces initiatives.

Quoique tout le monde a tout à gagner, le citoyen en premier et notamment les vendeurs des marchés qui ne seront plus obligés de pénétrer dans les Ngandas souvent insalubres pour se soulager. La ville devra faire bonne œuvre de s'intéresser aux moindres besoins de ses citoyens en préservant en même temps ses espaces publics et ses lieux culturels et touristiques. Ainsi, le touriste qui pourra déambuler tranquillement en ville sans se préoccuper de rentrer d'urgence à l'hôtel pour se soulager, l'image de nos villes ternie par ce genre de comportements écorne plus l'image du pays et notre capitale qui jadis était la ville verte et attrayante.

Nous incitons le gouvernement et les élus locaux à implanter les toilettes publiques sur des lieux faisant partie du patrimoine urbain  et étatique de nos villes en mettant à contribution les sociétés publiques et privées dans un élan de solidarité nationale et urbaine.

Marginalisation de l’absence des toilettes publiques

Le gouvernement, les autorités préfectorales et communales considèrent qu’il s’agit d’un sujet qui n’est pas de leur ressort par aveuglement politique  ou pire par esprit de m’en-foutisme (désintéressement, laisser-aller). Ils préfèrent donc le marginaliser.

Nous déplorons par ailleurs le comportement  incivique des Congolais  qui utilisent les murs et cours des écoles, les murs des églises, les terrains vagues, des coins de rue, des constructions non achevées ou abandonnées, des ruelles sombres, les parcelles non désherbées, des bas-côtés des routes, comme toilettes publiques, démontre le manque de maturité de nos concitoyens.

Le sujet, compte tenu de son coté, qui semblerait honteux pour certains Congolais, n’est pas soulevé par les électeurs. Ils ne s’aperçoivent de son acuité que lorsqu’ils sont coincés quelque part ne sachant où se soulager.

Nous devons admettre que Les principaux responsables de cette négligence sont bien évidemment le gouvernement actuel et  les élus locaux qui détiennent les pouvoirs de police administrative et qui ne font aucun effort pour atténuer les citoyens de nos villes par l'implantation des toilettes publiques un peu partout dans les villes sous leur autorité comme c'est le cas dans les grandes cités urbaines partout dans le monde. Ils rechignent à actionner les dispositions réglementaires et environnementales pour sanctionner les contrevenants. Alors comment faire pour redresser la situation ? Porter le débat sur la place publique afin de sensibiliser les Congolais à l'un de leurs droits les plus élémentaires en mettant à contribution les associations et les comités de quartier entre autres.

L’association DAC exhorte le gouvernement et les maires à intégrer la dimension toilettes publiques dans leur programme d'investissement. Des toilettes publiques proches, propres et à prix symbolique (par exemple, le prix de l’utilisation pourrait osciller entre 25 et 50 F CFA).

Ce programme peut concerner aussi bien la réhabilitation des anciens lieux d'aisance considérés comme faisant partie du patrimoine urbain de nos villes au même titre que les bâtiments administratifs du centre-ville et des quartiers. Le gouvernement et les maires doivent sensibiliser les Congolais à cet effet. Une autre solution consiste à importer du mobilier urbain d'aisance de l'extérieur. Et pourquoi ne pas donner la gestion des toilettes publiques à des sociétés privées.

La construction des toilettes publiques contribuerait à l’hygiène sanitaire et permettrait l’éradication des maladies hydriques et bien d’autres. Les toilettes publiques feront partie du mobilier urbain et contribueraient à la propreté et à l’embellissement de nos villes. La gestion et l’entretien de ces toilettes publiques pourraient être assurés par les collectivités locales ou mises en concession.

Chris ABELA, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Commentaires  

 
0 #15 Parfum-Beaute.Com 06-12-2015 03:34
J'ai lu cet article et si je peut juste je voudrais vous recommander certaines choses que vous avez oublié ou vous offrir quelques précisions
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-1 #14 luigi4235 02-03-2015 21:57
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0 #13 luigi4235 19-02-2015 14:51
¸.·´¯`·.´¯`·.¸¸.·´¯`·.¸>
+++thatsafunnypic.com+++
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0 #12 Philippe Assompi 15-03-2013 11:14
Il est devenu courant à Brazzaville de vider ses WC pendant les pluies, une pratique exécutée par Mbana ya Emboto. Si ce ne sont les WC qui se vident naturellement durant les fréquentes inondations des vieux quartiers de la capitale, Poto-Poto et Moungali faute d’infrastructur es d’évacuation d’eaux usées.
Je vous fais grâce des odeurs. Sachant que cette terre infecte imbibée d’excréments humains, est le terrain de jeu de nos nourrissons qui, à quatre pattes comme chacun d’entre nous l’a fait en son temps, mettent dans leurs bouches tout ce qui leurs passent par les mains. De la porcherie.
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0 #11 Taty-Taty hugues 04-12-2012 11:34
e meilleures universités, si on peut espérer un CONGO émergent d’ici …2050

Quand on évoque l’Université Marien NGouabi, il vient plus à l’esprit des amphi théâtres sans climatiseurs, des Facs sans toilettes ( Bayardelle) et le niveau minable de l’enseignement. Bref, tout sauf ce qu’on devrait penser quand on songe à des universités de qualité. Et comme aucune action n’est entreprise - personne n’osant ou ne voulant prendre ses responsabilités -, c’est l’avenir de toute une jeunesse qui est gâché et quand l’avenir de toute une jeunesse est gâché, c’est le futur d’une Nation qui est compromis, les jeunes ne seront-ils pas demain les leaders de la Nation ? N’est-il pas venu le temps de siffler la fin de la récréation et les élèves de retourner en classe?
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0 #10 Taty-Taty hugues 03-12-2012 17:42
Ce constat plaide immanquablement en faveur de l’augmentation de l’investissemen t dans l’assainissemen t et de la suppression des obstacles à l’amélioration des services d’assainissemen t. Le moment est venu de s’attaquer sans tarder et une fois pour toutes à cette priorité de développement.
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0 #9 Taty-Taty hugues 03-12-2012 17:41
Les pires situations sont peut-être celle du Nigeria où le manque d’équipements sanitaire coûte 3 milliards de dollars par an, ce qui représente 20 dollars par personne et 1,3 % du PIB, et celle du Congo-Brazzaville, qui en termes de coût par habitant atteint 35,8 dollars.
Le Rwanda fait partie des pays les mieux lotis, avec un coût de 0,9 % du PIB. Cela s’explique par le fait que seulement 3 % de la population a recours à la défécation en plein air et plus de la moitié à des installations sanitaires améliorées.
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0 #8 Taty-Taty hugues 03-12-2012 17:40
Les femmes représentent une proportion considérable de ce coût en raison du temps qu’elles passent à accompagner de jeunes enfants ou des proches malades ou âgés.
Les incidences négatives d’un mauvais assainissement susceptibles d’être importantes, mais difficiles et chères à estimer, comprennent les coûts des poussées épidémiques, les pertes de revenus dans le commerce et le tourisme, l’impact sur les ressources en eau de l’évacuation des excréments, et les effets à long terme sur le développement de la petite enfance.
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0 #7 paul Olingou 03-12-2012 17:37
Les impacts économiques liés à l’absence ou la défaillance de système d’assainissemen t sont lourds: la majorité de ces coûts est liée aux morts prématurées, y compris d’enfants âgés de moins de cinq ans, causées par les maladies diarrhéiques.
Près de 90% de ces morts sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, de l’assainissemen t et de l’hygiène.
Les autres coûts évalués comprennent les pertes de productivité dues à un mauvais assainissement et les pertes de temps liées à la défécation en plein air.
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0 #6 Godefroy Taty 03-12-2012 13:12
On ne le dira jamais assez, nous nous condamnons tout seul en ayant des pratiques d’un temps révolu. Les scènes observés ici et là laisse pantois bon nombre des observateurs. Au delà de la situation difficile que l’on peut comprendre, cela n’expliquera pas qu’on se des eaux de pluies pour évacuer les excréments qui sont ni plus ni moins des réservoirs à microbes. Ces matières fécales entrent en contact avec les hommes, les animaux, polluent les rivières et les nappes phréatiques, favorisant les maladies hydriques comme la diarrhée et le choléra…

Difficile de mobiliser sur cette question dont les mentalités des populations sont enclins a un m’en-foutisme écœurant. Que dira t-on lorsque la recrudescence des épidémies diverses resurgira avec son lot d’infection ?
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